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Il est plus difficile d'être un homme libre que d'être un esclave…!
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Posts Tagged ‘voter’
avr
15
2010
L’esquive des urnes dans les quartiers populaires Les habitants des quartiers populaires ont-ils renoncé au vote ? Lors des dernières élections régionales, l’abstention y a atteint des sommets. Dans certaines villes, comme à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), elle a grimpé à 64,1 %. Un mois après, l’Humanité est retournée sur place pour donner la parole à ces citoyens.Ce jeudi après-midi, la maison de quartier Floréal, située au pied des tours, au nord de Saint-Denis et en bordure du parc de La Courneuve, semble bien calme. Ici, le taux d’abstention a atteint 71,46 % au premier tour des élections régionales, 67,49 % au second. À l’entrée, deux jeunes fument une cigarette. Un peu réticents à parler du vote, Alexis et Jean-Marc finissent par se lâcher sur la situation des jeunes de la cité Floréal. Le premier, âgé de vingt ans, n’a pas voté. « Moi je suis franco-portugais. J’ai la nationalité française, mais c’est surtout que je travaillais dimanche au restaurant… » Jean-Marc, lui, s’est rendu aux urnes mais uniquement au premier tour, car dit-il, « il y avait plus de choix qu’au second. De toute façon, ils font leurs petites alliances et tout est joué d’avance ». Dans le hall de la maison de quartier, pendant les cours de soutien scolaire dispensés par des étudiants, nous croisons le chemin de Laurence, mère de famille et présidente d’une association de danse. Laurence vit à Floréal depuis 1967. Elle y a donc passé son enfance. « Je ne suis pas allée voter parce que je travaillais. Et puis, de toute façon, ça ne change rien à nos vies. Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il y a beaucoup d’étrangers qui ne peuvent pas voter. Pour les autres, ils sont comme moi. Ils ne voient pas l’intérêt de voter. » Pour cette habitante pourtant très investie dans la vie associative, ce désintérêt va de pair avec une dégradation constante des immeubles depuis environ six ans. « Avant dans le quartier, les gens s’engageaient dans le bénévolat. Les retraités faisaient de l’aide aux devoirs. Les enfants allaient dans les bibliothèques. Il y avait un vrai souci de la collectivité. Maintenant, c’est chacun pour soi. Même dans les quartiers, les gens sont devenus individualistes. »
mar
13
2010
Réveil de ce matin avec – Saez- Fils de France |