Ses déclarations à sa libération : "l'occupation Israëlienne considère tout le peuple palestinien condamné. Je suis fier d'être une part de ce peuple… Je suis innocent comme tout le peuple palestinien !"
http://www.dailymotion.com/video/xn3rdlEtudiant en sociologie, Salah Hamouri fut condamné pour avoir projeté d’assassiner un rabbin, ce qu’il a toujours nié. Il a été emprisonné en Israël pendant plus de 6 ans.
Il vient d’être libéré dimanche 19 décembre avec 550 autres détenus palestiniens dans le cadre de l’accord ayant permis la récupération de Gilad Shalit.
Né en 1985 à Jérusalem d’un père palestinien et d’une mère française, originaire de Bourg-en-Bresse, Salah Hamouri a passé son adolescence dans la ville sainte. Francophone, il a été scolarisé au collège des « Frères de Lasalle », une école privée catholique de garçons située à Jérusalem-Est. Ses premiers démêlés avec la justice ont lieu en 2001 quand, à l’âge de 16 ans, il est arrêté alors qu’il distribue des tracts contre la colonisation israélienne. Condamné à cinq mois de prison pour « propagande anti-israélienne », il réintègre son lycée après sa détention et obtient son baccalauréat en juin 2003.
« Salah a toujours été actif au point de vue politique »
Parmi plus de 500 autres détenus, le jeune franco-palestinien Salah Hamouri, privé de liberté par les autorités israéliennes depuis près de 7 ans, vient d’être libéré ce soir. Voilà une formidable nouvelle.
Je tiens à saluer le courage et la détermination de Salah, mais également de ses parents, ami-e-s et proches qui, depuis près de 7 ans n'ont cessé d'agir pour sa libération.
Je veux enfin féliciter l’action permanente des organisations et associations qui se sont mobilisées pour cette cause juste.
Depuis le 13 mars 2005, Salah Hamouri était incarcéré en Israël par un tribunal militaire d’occupation, illégal au regard de l’ONU. Pourtant, jamais les preuves de sa culpabilité n’ont été apportées.
Je me réjouis que des dispositions politiques et diplomatiques aient enfin été prises auprès des autorités israéliennes pour que Salah retrouve la liberté.
Nous espérons toutefois que cette libération a été accordée sans conditions permettant au jeune franco-palestinien de reprendre ses études et de vivre où il le souhaite.
Cependant, 6 000 prisonniers palestiniens sont encore détenus en Israël. Pour eux, le combat pour la liberté doit continuer. Après l’entrée de la Palestine à l’UNESCO, la France et ses partenaires européens doivent reconnaître immédiatement l'État palestinien et s'engager avec détermination pour obtenir d'Israël la garantie d'une application des résolutions des Nations unies afin d'aboutir à un règlement politique pour une paix juste et durable.
Une adresse électronique a été ouverte qui lui est strictement personnelle. Vous pourrez communiquer avec lui dès lundi : salah_hamouri@hotmail.com
http://www.dailymotion.com/video/x9q8gi
Je viens d'apprendre que le jeune franco-palestinien Salah Hamouri, privé de liberté par les autorités israéliennes depuis près de 7 ans, devrait être libéré dimanche prochain. C'est une formidable nouvelle.
Je tiens à saluer le courage et l'action permanente des parents, ami-e-s et proches de Salah qui n'ont cessé d'agir pour sa libération ainsi que les organisations et associations qui se sont mobilisées pour cette cause juste.
Après l'entrée de la Palestine à l'UNESCO, l'annonce de la libération de Salah Hamouri est la deuxième très bonne nouvelle de la semaine.
Jugé par un tribunal militaire d’occupation, illégal au regard de l’ONU, et sans qu’aucune preuve ait été apportée quant à sa culpabilité, Salah Hamouri est incarcéré depuis le 13 mars 2005 en Israël.
Je me réjouis que des dispositions politiques et diplomatiques aient enfin été prises auprès des autorités israéliennes pour que Salah retrouve la liberté. Nous espérons cependant que cette libération soit accordée sans conditions permettant au jeune franco-palestinien de reprendre ses études et de vivre où il le souhaite, en France comme à Jérusalem.
Toutefois, pour les 6 000 prisonniers palestiniens encore détenus en Israël, le combat doit continuer pour la liberté.
La France et ses partenaires européens doivent reconnaître immédiatement l'État palestinien et s'engager avec détermination pour obtenir d'Israël la garantie d'une application des résolutions des Nations unies afin d'aboutir à un règlement politique pour une paix juste et durable.
Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Alors que mon fils, Salah, devait sortir le 28 novembre, les autorités israéliennes en ont décidé autrement, de manière totalement arbitraire.
Bien sûr vous imaginez la déception énorme qui est celle de Salah et aussi celle de sa famille.
Mais je voudrais vous dire, en notre nom à tous, un « grand merci ». Un grand merci car depuis tellement longtemps vous vous êtes mobilisés en faveur de Salah et de la liberté – la sienne et celle de la Palestine.
Sans vous, qui êtes des dizaines de milliers, on ne parlerait même pas du tout de Salah et on n’aurait même pas fait attention à son sort pourtant injuste et terrible.
Merci vraiment car si Salah n’est pas sorti hier ce n’est pas par manque d’efforts de votre part mais bien malgré ces efforts. Vous n’avez rien à vous reprocher, au contraire vous pouvez être fiers de vous. On voit mieux, du coup, l’épaisseur du mur à percer et le poids et la détermination des forces adverses.
Aujourd’hui on me demande : « Mais que faire pour Salah ? »
Je vous répondrais : continuer à exiger sa libération et à élargir encore et encore le cercle des amis qui peuvent nous rejoindre dans cette cause qui dépasse le cas de Salah. Il sait, mon fils, tout ce que vous faîtes et il vous en est gré. Sachez-le.
Les autorités françaises nous ont contactés et ont contacté Salah en proposant de le placer dans la liste des prochains prisonniers palestiniens qui doivent sortir, théoriquement, à la mi-décembre.
Salah comme nous-mêmes, mon mari et moi, avons tous considéré que si cela devait se faire, il est impensable que l’on demande quoi que ce soit à Salah. Pas d’excuses, pas d’écrits d’aucune sorte, pas de signature, pas d’éloignement de sa terre natale. Sans conditions en un mot.
Nous en sommes-là. Nous n’avons aucune garantie que cela se fera. Mais nous refusons toute idée de discussion quant à sa sortie éventuelle. Cela a assez duré. Il ne s’est pas excusé hier pour « adoucir » sa peine, ce n’est pas aujourd’hui qu’il va le faire.
Je tenais à vous informer de cette situation. Verrons-nous notre fils à Noël ? Rien n’est fait, rien n’est certain. Nous avons encore besoin de vous !
Merci infiniment pour ce que vous avez déjà fait avec son Comité de soutien.
Michel Vescovi, président de l’AFPS locale (Association France Palestine solidarité) a rassemblé de nombreuses personnalités et amis dans le hall de l’hôtel de ville pour protester contre la décision du gouvernement israélien qui n’a pas libéré Salah Hamouri. « Ce lundi 28 novembre, nous aurions dû nous féliciter de la libération de Salah Hamouri, prisonnier franco-palestinien depuis le 13 mars 2005. Sa sortie de prison n’a pas eu lieu, puisque les autorités israéliennes l’ont reporté en mars 2012. » Salah Hamouri, 26 ans, est étudiant en sociologie à l’université de Bethléem. Il est accusé d’être membre du Front de libération de la Palestine, mais surtout d’avoir envisagé un attentat contre le rabbin Ovadia Yossef, par le simple fait d’être passé devant sa demeure.
Des comités de soutien à travers la France réclament sa libération et celle des 11 000 Palestiniens emprisonnés. Salah Hamouri a pu remercier les comités qui le soutiennent à travers un message confié à une délégation lui ayant rendu visite le 23 novembre : « J’ai espéré être avec vous, mais on sait bien que l’occupation essaie toujours de nous enlever nos espoirs, Notre volonté est la vôtre, notre combat est le vôtre, et les buts pour la justice et la liberté vont continuer à dessiner notre chemin pour un nouveau monde sans occupation et sans souffrances.» Alain Casoni, maire de Villerupt a comparé la situation de la Palestine avec l’Afrique du Sud au temps de l’Apartheid : « Il existe des ressemblances entre les combats menés pour la liberté et la justice. Chacun doit prendre connaissance de la situation, car ce qui est en jeu, c’est le respect des droits des peuples pour leur liberté, mais des enjeux politiques et économiques bloquent les informations. Le combat pour la liberté du peuple palestinien doit se poursuivre. »
Le portrait de Salah Hamouri, exposé sur la façade de l’hôtel de ville ne sera ôté qu’à sa libération.
Républicain Lorrain du 06 Décembre 2011
Lille, le 26 Novembre 2011
Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint Honoré
75008 PARIS
Monsieur le Président de la République
Je souhaite attirer votre attention sur la situation de notre compatriote, Salah Hamouri, incarcéré en Israël depuis le 13 mars 2005 et dont la date de libération a été fixée par son jugement initial à ce lundi 28 novembre 2011.
Or, le parlement israélien a adopté une loi qui, d’une part, aggrave les conditions de détention des prisonniers et, d’autre part, modifie de manière rétroactive les peines de prison prononcées par les tribunaux militaires : celles-ci ne seront plus accomplies selon les années administratives mais en années civiles. Ainsi, les détenus devront effectuer 20 jours supplémentaires d’incarcération par année de prison.
Il y a près de 7 ans, Salah Hamouri, s’est retrouvé derrière les barreaux d’une prison israélienne sans que l’ombre d’une preuve n’ait été retenue contre lui pour démontrer qu’il aurait tenté d’intenter à la vie du rabbin Yossef Avadia.
Cette justice qui l’a condamné est l’œuvre d’un tribunal militaire israélien qui est illégal au regard du droit international en raison de sa présence sur les territoires palestiniens.
Elle a fait de lui un prisonnier politique et, maintenant, il est condamné à purger 140 jours de prison supplémentaires ce qui va à l’encontre du principe de la non rétractivité qui prévaut dans toutes les grandes démocraties du monde. Il n’est donc pas acceptable que Salah Hamouri reste incarcéré plus longuement !
Après la nouvelle réjouissante de la libération de notre compatriote Gilad Shalit, la France s’honorerait, Monsieur le Président de la République, à faire preuve de la même implication pour obtenir la libération de Salah Hamouri que ses proches et sa famille attendent depuis trop longtemps.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’assurance de ma très haute considération.
Michelle DEMESSINE
Sénatrice du Nord
La peine du jeune Franco-Palestinien se termine le 28 novembre. Les autorités françaises doivent faire pression sur Israël pour que sa libération soit effective à cette date.
La persévérance de tous ceux qui soutiennent Salah Hamouri n'a pas été vaine. Plus personne ne peut maintenant faire l'impasse sur son sort, même si, du côté de l'Élysée, on ne prononce encore son nom que du bout des lèvres. D'ailleurs, les services de Nicolas Sarkozy, interpellés par l'Humanité, n'ont toujours pas daigné répondre. Nous demandions simplement ce que le président de la République comptait faire pour obtenir la libération de Salah Hamouri, lui qui s'est tant dépensé pour Gilad Shalit ou pour Florence Cassez, la Française détenue au Mexique pour enlèvements. Nicolas Sarkozy n'a jamais reçu ès-qualités la famille de Salah Hamouri, ce qui témoigne en soi d'une différence de traitement.
Mercredi, nos confrères de France Inter recevaient le chef de la diplomatie française, Alain Juppé. Celui-ci a affirmé être intervenu la veille, auprès des autorités israéliennes pour obtenir la libération « le plus vite possible » de Salah Hamouri, détenu en Israël depuis plus de 2 400 jours. « Cela fait des années que la France et le président de la République demandent à ce qu'il bénéficie d'une remise de peine. Les autorités israéliennes ne l'ont pas voulu jusqu'à présent », a dit le ministre des Affaires étrangères. Autant dire que la France n'exerce pas toutes les pressions possibles sur Israël. La preuve, il aura fallu attendre la libération de Gilad Shalit pour que Nicolas Sarkozy prononce le nom de Salah Hamouri.
Pour Denise Hamouri, « Salah a une date de sortie légale le 28 novembre, et tout ce qu'on demande, c'est de faire en sorte qu'il sorte à la date prévue, puisque Nicolas Sarkozy n'a rien pu faire pour qu'il sorte avant ». C'est bien toute l'ambiguïté des autorités françaises qui continuent à faire comme si la condamnation de Salah était légale, ce qui reviendrait à reconnaître les tribunaux militaires d'occupation, qui ne sont rien d'autres que des tribunaux d'exception. « C'est bien le 28 novembre qu'il faut retenir pour la sortie de Salah, même si les autorités israéliennes tentent de faire croire que la libération n'est pas prévue avant le 12 mars 2012 », comme le rappelle Jean-Claude Lefort, président de l'Association France Palestine Solidarité et coordinateur du Comité national de soutien à Salah Hamouri, qui précise que le jugement porte « noir sur blanc la date du 28 novembre 2012 », comme date de fin de peine.
Le Mouvement des jeunes communistes de France organise un rassemblement devant le Quai d'Orsay, ce vendredi 28, à 18 h 30 pour exiger la libération de Salah Hamouri.
À lire :
Gilad Shalit, soldat de l’armée israélienne, prisonnier du Hamas depuis 5 ans vient d’être libéré en échange de 1000 palestiniens (477 à ce jour) détenus dans les prisons d’Israël. L’échange d’un otage contre des terroristes ! On mesure à travers cette présentation par les gouvernements occidentaux et les médias, le sens politique, idéologique et partisan de cette expression. Israël serait la victime des agresseurs palestiniens.
Depuis plus de 40 ans les palestiniens subissent le joug de l’état d’Israël. Il bafoue les droits fondamentaux de ce peuple et fait barrage à toute évolution économique et sociale. Ce même état a érigé un mur jugé illégal par les plus hautes instances juridiques internationales, un mur qui correspond plus à la colonisation de nouvelles terres qu’à une protection des israéliens.
Dans les territoires occupés, une situation d’apartheid s’est installée. Les palestiniens sont soumis quotidiennement à des exactions et des humiliations. La population arabe d’Israël est marginalisée économiquement, privée de terre, de droits et de ressources et par conséquent de toute promotion économique sociale et culturelle.
Dans la bande de Gaza, 80% de la population dépend de l’aide internationale, 61% est en situation d’insécurité alimentaire, le taux de chômage atteint 45%, les pannes d’électricité durent 4 à 6 heures par jour. 60% de la population de Gaza ne reçoit de l’eau courante qu’une fois tous les 3 ou 4 jours et seulement pendant 6 à 8 heures.
Mais pour le capital peu importe le sort des Palestiniens. Le projet de main mise des USA sur cette région du grand Moyen-Orient amène de leur part un soutien sans faille à Israël. Les autres pays ne sont pas en reste et chacun d’entre eux, dont bien évidemment Sarkozy, apporte un soutien appuyé à la politique de colonisation de Nétanyahou.
Le jeune franco – palestinien Salah Hamouri est emprisonné depuis 7 ans en Israël. Sarkozy n’a jamais daigné recevoir les parents de Salah alors qu’il a vu plusieurs fois ceux de Gilad Shalit.
Intervenez pour imposer la libération de Salah Hamouri.






















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