Samedi 19 janvier, des soldats israéliens ont kidnappé une femme palestinienne et son bébé âgé de 18 mois, dans la région de Um Al Arayes, à l'est de la ville de Yatta près de la ville d'Al Khalil, au sud de la Cisjordanie.
Les soldats ont attaqué la femme avant de finir par l’enlever, alors qu’elle portait son bébé dans ses bras.
L’incident a eu lieu dans les collines au sud d’Al Khalil. La jeune mère, Reema Oleyyan Awad, est arrivé avec sa famille sur ses terres pour la cultiver, avant d’être kidnappé par les soldats de l’occupation.
Une vidéo de l’attaque a été publiée sur YouTube montrant l’armée attaquant violemment la jeune femme et kidnappant un père palestinien, alors que ses enfants se rassemblent autour de lui pour essayer « d’empêcher » l’armée d’emmener leur papa.
La vidéo montre les soldats plaquant l’homme sur le sol, sur le dos, avant que deux soldats ne l’immobilisent totalement et lui mettent des menottes.
Les enfants effrayés veulent s’accrocher à leur père, en criant : « Papa, papa », mais les soldats ne cessent de les repousser, voulant les forcer à quitter la scène.
Une femme soldat a alors crié à la femme (Reema) : "viens ici". Les soldats ont ensuite essayé de pousser Reema au loin alors qu’elle portait toujours son enfant.
La mère, paniquée, a alors commencé à crier : « éloignez-vous de moi » , « mon garçon, éloignez-vous de mon garçon » …
Les soldats ont alors emmené de force Reema et son enfant à leur jeep avant de les amener au poste de police israélien dans la colonie juive de Keryat Arba’à Al Khalil, a déclaré Hafeth Al-Hreimy, un militant local, à la radio Bethléem 2000.
Les consternantes représailles à l'admission de la Palestine comme État observateur à l'ONU suscitent une indignation légitime et de multiples condamnations dont celle du Parti communiste français et bien d'autres forces politiques et sociales de notre pays, attachées à la nécessité d'agir pour la paix et pour le droit.
Les dirigeants israéliens ont annoncé 3000 nouveaux logements dans les blocs de colonies de Jérusalem-Est et de Cisjordanie. Ils ont confirmé un projet de colonie qui, près de Jérusalem-Est, couperait en deux la Cisjordanie s'il était réellement achevé. Enfin, ils ont notifié la construction de 1700 autres logements dans la colonie de Ramat Schlomo, à Jérusalem-Est. Ces projets provocateurs sont inacceptables. Ils constituent autant de faits accomplis pour sanctionner les Palestiniens en les dépossédant des territoires qui constituent leur État.
Ce sont de graves décisions qui appellent des réactions et des initiatives pour empêcher concrètement leur mise en œuvre. C'est Israël qui doit être sanctionné.
Pourtant, que font les gouvernements européens dont la France ? Ils se concertent. Ils étudient. Ils consultent. Ils envisagent des mesures. Ils imaginent des options… Mais ils ne font rien alors qu'il y a urgence. Aujourd'hui, c'est un État observateur aux Nations Unies qu'Israël persiste à occuper et coloniser. N'importe quel autre pays se permettant une telle politique serait qualifié d'État voyou et sommé d'obtempérer sur le champ. Même en Israël certains dirigeants contestent les décisions scandaleuses de Netanyahou et de son gouvernement d'extrémistes.
Combien de temps faudra-t-il encore pour que les autorités françaises se décident à assumer complètement, en permanence -et pas seulement le temps d'un vote à l'ONU- son rôle de membre permanent du Conseil de Sécurité ?
Le PCF exprime sa très grande joie devant le vote remarquablement positif de l'Assemblée générale de l'ONU. Il partage l'émotion des palestiniens qui manifestent a Ramallah, et ceux de toute la Palestine.
Les 139 voies obtenues par la résolution palestinienne est une victoire pour le peuple palestinien. La Palestine vient d'obtenir le statut d'État observateur aux Nations Unies c'est une avancée réelle qui change la donne juridique et politique internationale sur la question de Palestine. La colonisation et l'occupation militaire seront désormais encore plus intolérables et injustifiables qu'elles ne l'étaient puisqu'elles bafouent maintenant les droits d'un État reconnu comme observateur par l'ONU.
La France – qui a voté pour – et ses partenaires européens devront tenir compte de cette nouvelle situation et s'engager dans une politique de la contrainte vis a vis de l'État d'Israël qui doit faire l'objet de sanctions tant qu'il persistera a se moquer du droit international et des résolutions de l'ONU en continuant la colonisation et la dépossession du peuple palestinien. Les 9 voies négatives recueillies contre la résolution palestinienne sont un camouflet pour Israël et pour les États Unis qui se sont fait isoler par une très large majorité d'états membres des Nations Unies.
Le PCF et le Mouvement de la Jeunesse Communiste de France (MJCF) vont engager une grande campagne de solidarité avec le peuple palestinien et avec toutes les forces progressistes et anti-colonialistes au Proche Orient et en Israël afin que ce combat pour la justice et pour la paix prenne une nouvelle dynamique.
Abby Martin journaliste de Russia Today (RT) pointe du doigt le comportement d’Israël pendant l’opération « Pilier de la défense ». En effet, Israël a volontairement bombardé l’immeuble des médias à Gaza. Est-ce que RT était visé ? en tout cas, en guise d’excuse, Israël a envoyé un email de menace à Moscou par rapport à la couverture partial de RT dans ce conflit.
Un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est entré en vigueur mercredi 21 novembre, au moment où nous nous rassemblions. Nous nous en réjouissons car c'est un immense soulagement pour la population palestinienne de la bande de Gaza qui vivait depuis une semaine le cauchemar des bombardements jour et nuit de l'armée israélienne.
Cependant, rien n'est réglé sur le fond car Israël n'a pas décidé de lever son blocus et en Cisjordanie, la colonisation se poursuit inexorablement.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, devrons-nous de nouveau comme au début 2009, comme hier où nous étions 700 dans les rues de Nancy, manifester dans quelques mois parce que le gouvernement israélien aura, une fois de plus, décidé de punir le peuple palestinien en lançant contre lui sa puissance de feu ?
Seule une mobilisation de la communauté internationale peut mettre fin à l'impunité de cet Etat. Une des premières mesures devrait être dans quelques jours l'admission de la Palestine à l'ONU.
Le gouvernement français n'a toujours fait connaître sa position par rapport au vote qui aura lieu à l'Assemblée Générale de l'ONU comme il n'a toujours pas condamné l'action criminelle du gouvernement israélien contre la population de Gaza. C'est inacceptable.
C'est pourquoi nous devons poursuivre la mobilisation.
Les 162 palestiniens de Gaza (dont 37 enfants) qui ont été tués par l'armée israélienne ces derniers jours ne doivent pas être morts pour rien.
Le PCF exprime son émotion et sa totale condamnation devant l'agression israélienne à Gaza. Il appelle partout en France à des rassemblements et des initiatives de protestation contre cette nouvelle guerre contre le peuple palestinien. A Paris, un rassemblement unitaire de solidarité à l'initiative du « Collectif national pour une paix juste entre palestiniens et israéliens », aura lieu samedi 17 novembre à 15 heures, Place de la bastille.
Il appartient aux autorités françaises d'intervenir d'urgence auprès du gouvernement israélien afin d'obtenir l'arrêt immédiat de cette offensive militaire meurtrière, et que cessent les assassinats ciblés de responsables palestiniens.
En annonçant le doublement du budget national pour la colonisation, en programmant 1200 nouveaux logements essentiellement dans les colonies de Jérusalem-Est, en allant jusqu'à menacer l'Autorité palestinienne de liquidation, le gouvernement israélien a pris une lourde responsabilité. Une fois encore, dans une impunité garantie, il attise les tensions et la violence en s'engageant dans une escalade de la provocation et dans une brutale logique de force. Les populations civiles doivent cesser de payer le prix d'une telle politique.
Il est consternant que l'Union européenne, les pays européens et en particulier la France puissent encore tolérer, de la part des autorités de Tel Aviv, un tel mépris du droit et une telle volonté de poursuivre la spoliation du peuple palestinien, l'occupation militaire de la Palestine et le blocus de Gaza.
Le PCF appelle à des sanctions françaises et européennes contre Israël jusqu'à ce que cet État accepte de respecter les résolutions de l'ONU. La France devra soutenir la résolution palestinienne présentée le 29 novembre prochain au vote de l'Assemblée générale des Nations-Unies pour que la Palestine voit son statut rehaussé pour accéder à celui d'État observateur.
1989 : Le Mur de Berlin s'écroule. Dans une tentative désespérée pour regagner la confiance de la population et freiner l'exode massif vers l'ouest, les dirigeants est-allemands prennent la décision d'ouvrir le Rideau de Fer qui a divisé l'Europe pendant 28 ans. L'annonce historique déclenche une véritable atmosphère d'euphorie chez les Berlinois, qui se précipitent par milliers vers Check Point Charlie, le poste-frontière entre les deux parties de Berlin. Dès le jour suivant, des ouvriers est-allemands équipés de petits bulldozers commencent des travaux pour creuser une brèche dans le Mur de la Honte.
Toute Europe de l’ouest criait au scandale par rapport à ce mur, mais combien de murs y-a-t-il encore à abattre ?
Le mur qui sépare Israël et la Palestine, n’est-il pas lui aussi un mur de la honte ?
Et pourtant qui en parle ? Les médias font silence, les chefs d’états aussi alors que le
peuple palestinien est sur sa terre, son territoire, on y a créé un mur pour les empêcher de vivre leur liberté.
Quand Europe et le monde dénonceront cet état de fait ? Quand ?
Puis il y aussi ce mur qui sépare le Mexique aux États Unis.
Des murs et encore des murs, et ne sommes-nous pas entrain de nous faire emmurer par ce mur de l’austérité ? Ce mur voulu par le capitalisme, ce mur de la différence, ce mur invisible mais bien présent qui démontre qu’aujourd’hui malgré les nouvelles technologie, on voudrait nous faire vivre comme au moyen âge.
Mur de pierre, mur de fer, mur idéologique, des murs de la honte, des murs qu’il faut très vite faire tomber, des murs qui ne doivent plus séparer, des murs qui doivent être dénoncés.
Celles et ceux qui fabriquent ces murs sont la minorité, nous sommes la majorité, qu’attendons-nous ?
Résister, ne rien lâcher, garder notre dignité est devenu une nécessité, une obligation.
Ensemble, nous le pouvons ! Alors faisons !
L'Union européenne a décidé de renforcer ses relations avec Israël dans 60 domaines d'activité de coopération dont les transports, l'énergie, les douanes, la justice, la sécurité, les communications, le tourisme mais aussi Europol et l'Agence spatiale européenne.
Il est consternant qu'une telle décision puisse être prise alors que la colonisation des territoires palestiniens continue de plus belle au mépris du droit international. Il est scandaleux qu'une telle « récompense » soit attribuée au gouvernement israélien alors même que celui-ci annonce vouloir raser 8 villages palestiniens dans le Sud de la Cisjordanie au motif qu'ils se situent dans une zone dont l'armée a besoin pour s'entraîner !
Comment les dirigeants de l'Union Européenne peuvent ainsi accepter l'inacceptable, tolérer cette arrogance des dirigeants israéliens et le mépris qu'ils affichent ouvertement pour les résolutions des Nations-Unies et tous les accords internationaux signés. Comment les autorités françaises peuvent-elles approuver de tels actes sauf à se déconsidérer.
Le PCF condamne la décision de l'Union Européenne. Il demande à la France de prendre immédiatement les dispositions nécessaires pour empêcher cet intolérable déni de justice. La France doit au contraire agir pour que des sanctions soient appliquées contre Israël tant que ce pays continue la colonisation et persiste dans le viol du droit international et des accords signés notamment avec l'Union européenne. Le PCF appelle le Gouvernement et le Président de la République à s'engager dans une toute autre politique concernant la question du conflit du Proche Orient. La reconnaissance de l'État de Palestine s'impose et les initiatives nécessaires doivent être prises pour l'admission de la Palestine comme État membre.
Nous sommes des soldats vétérans qui avons servi dans les Territoires occupés.
Ayant été témoins et ayant participé à des actions militaires violentes puis réalisé à quel point cela détériore la morale fondamentale de notre société, nous avons décidé qu'il était temps de dénoncer la réalité quotidienne des soldats palestiniens et israéliens.
Nous faisons cela pour le bien de notre pays et de notre peuple.
Ce sont nos histoires.
Aidez-nous à les faire entendre.
Les militants palestiniens ont intensifié ce samedi leurs tirs de roquettes sur le sud d'Israël, où un civil a été blessé, et l'aviation israélienne a bombardé plusieurs objectifs dans la bande de Gaza, faisant un mort et une vingtaine de blessés, rapportent des sources médicales.
Malgré la trêve conclue mercredi sous les auspices de l'Egypte à la suite d'affrontements qui duraient depuis lundi et le meurtre d'un ouvrier israélien tué près de la frontière avec le Sinaï égyptien, Tsahal a confirmé que son aviation avait bombardé à l'aube deux objectifs liés au Hamas à Gaza, pour répondre à la poursuite des tirs de roquettes sur son territoire.
Raids de l'aviation israélienne
Des responsables médicaux ont déclaré qu'un militant palestinien avait été tué dans le nord de l'enclave. Un enfant de six ans aurait également été tué par un raid sur un terrain de football près de la ville de Khan Younès mais l'armée israélienne a démenti toute implication. D'après les responsables du Hamas, une troisième frappe israélienne auarit été menée à Rafah, affirmation infirmée par Israël.
150 roquettes tirées
Les militants palestiniens ont intensifié samedi leurs tirs de roquettes sur le territoire israélien. Un projectile est tombé sur la ville de Sderot, blessant au cou un homme qui tentait de gagner un abri. Après une période de calme relatif, les Palestiniens ont tiré en une semaine plus de 150 roquettes sur Israël, selon l'armée israélienne. Samedi, au moins quinze projectiles ont été tirés sur le territoire israélien, presque trois fois plus que vendredi.
"Israël ne peut pas se taire face à ce qui se passe depuis quelques jours", a dit le ministre de la Défense civile, Matan Vilnai. "Nous considérons le Hamas comme totalement responsable de tout ce qui se passe à Gaza.Israël agit et continuera à agir d'une main ferme contre les terroristes."
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