Réagir ! Agir !

Quand on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve, quand nous rêvons ENSEMBLE, c’est le début de la réalité… YALLA !!

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Réagir ! Agir ! - Quand on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve, quand nous rêvons ENSEMBLE, c’est le début de la réalité… YALLA !!

Grèce : des émeutes, un appel à encercler le Parlement et un plan d’austérité adopté

En pleine grève générale de 48h00, Athènes est toujours secouée par de violentes émeutes. Des affrontements avec la police ont eu lieu hier après-midi et plus tard dans la nuit. Aujourd’hui le parlement grec est scruté de très près par les manifestants et notamment les indignés qui appellent à encercler le bâtiment :
" Les députés devraient voter, normalement dans l’après-midi, le projet de budget pluri-annuel, une loi cadre fixant à la Grèce un objectif d’économiser 28,4 milliards d’euros sur son budget entre 2012 et 2015 et réaliser 50 milliards d’euros en cessions et privatisations.
Le vote, une loi cadre d’objectifs pluriannuels, sera suivi d’un deuxième scrutin prévu jeudi, et tout aussi attendu par l’Europe, portant sur la loi d’exécution. "
(Challenges.fr)
Euronews (le 28/06/2011) évoque les violences de mardi en ces termes :
Des groupes de casseurs ont aussi vandalisé les façades de bâtiments officiels, dont celle du ministère des Finances, ont brisé des vitrines et mis le feu à des poubelles dans le centre de la capitale grecque. Bilan, au moins 27 personnes ont été blessées, dont plusieurs policiers. 18 manifestants auraient été arrêtés.
Le vote du parlement semble prendre du retard ; d’après l’AFP "il y a tellement d’orateurs inscrits que le vote sur le budget d’austérité va être repoussé. Il était prévu à 14H00 locales (11H00 GMT). pas de confirmation officielle pour le moment."
L’Express précise que des échauffourées avaient encore lieu ce matin et il donne ces informations sur le vote au parlement : "Le vote sur ce projet devrait intervenir entre 14h00 et 17h00 locales (11h00 et 14h00 GMT), dit-on de source parlementaire.
Le Pasok du Premier ministre socialiste, George Papandréou, qui compte une courte majorité de 155 élus sur 300, pourrait bénéficier du soutien d’un petit parti de centre droit dirigé par l’ancien ministre des Affaire étrangères Dora Bakoyannis, qui compte cinq députés."
"Le gouverneur de la Banque centrale grecque, George Provopoulos, juge qu’un rejet du plan quinquennal serait catastrophique pour la Grèce. "Ce serait un crime que le Parlement vote contre ce plan – le pays voterait pour son suicide", dit-il dans le Financial Times.

Les Bourses européennes ont affiché mercredi en début de journée une troisième séance consécutive de gains, tirées vers le haut par le secteur bancaire, les opérateurs anticipant une adoption du plan en Grèce."

Mise à jour, 29/06/2011 à 15H45 :
Le plan d’austérité est adopté par les députés grecs

Confirmation – Le président du Parlement annonce l’adoption du plan budgétaire pluri-annuel d’austérité. Sur un total de 298 députés présents (sur 300), le projet a reçu le soutien de 154 voix socialistes et d’une voix dissidente de droite, tandis que 138 députés de l’opposition de gauche et de droite ont voté contre.

Manifs en Grèce : Papandreou propose de démissionner

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce mercredi à Athènes, tandis qu'un mouvement national de grève était observé en Grèce pour s'opposer à un nouveau plan de rigueur préparé par le gouvernement.
Devant cette mobilisation toujours aussi forte, Georges Papandréou a proposé de former un gouvernement d'union nationale à condition que ce dernier soutienne le plan de sauvetage financier de la Grèce élaboré par l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Le Premier ministre aurait également offert de démissionner pour faciliter la constitution d'un tel gouvernement d'union.
Mais pour les Grecs, le problème n'est pas l'homme, c'est le plan de rigueur.
"Où va l'argent ?" demandaient les manifestants tandis que d'autres se montraient plus véhéments en qualifiant leurs dirigeants de "voleurs" et de "traîtres". "J'éprouve de la colère et du dégoût", a déclaré Maria Georgila, 45 ans, mère de deux enfants, fonctionnaire. "Ce sont des mesures très dures et elles ne nous sortiront pas de la crise. Je ne peux pas croire qu'il n'existe pas une autre solution". Mercredi matin, plusieurs milliers de manifestants et de syndicalistes, ainsi que des"indignés" grecs, ont convergé vers la place Syntagma qui abrite le Parlement à Athènes dans l'espoir de convaincre les députés de ne pas voter les mesures proposées.

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Contre-réforme des retraites rejetée par référendum…en Slovénie !

Référendum sur la contre-réforme des retraites en Slovénie : le peuple Slovène rejette à 72% le recul de l'âge de la retraite à 65 ans dicté par le FMI et l'Union Européenne.
Les slovènes se sont prononcés, ce dimanche 5 juin, massivement contre le recul de l'âge de départ à la retraite de 63 à 65 ans.
Plus de 72,17% des électeurs ont voté « Non » sur le projet du gouvernement et seulement 27,83% se sont exprimés en sa faveur.
En dépit de l'importance de la question, seuls 41% des 1,7 millions d'inscrits ont participé à la consultation, qui soumettait également au vote un projet de loi qui prévoyait la dépénalisation du travail clandestin et un autre qui visait à restreindre l'accès aux archives des services de sécurité d’État du régime socialiste.
Le projet de recul de l'âge de la retraite, exigé par l'Union européenne et par le FMI, fut adopté par le Parlement en décembre dernier. La mobilisation des syndicats a contraint les autorités à organiser le référendum.

La Grèce sur l’autel de l’Euro

Le 5 juin 2011 sur i>Télé, l’économiste Marc de Scitivaux répond à Natacha Valla, chef économiste de Goldman Sachs, au sujet du nouveau plan de sauvetage de la Grèce, évalué entre 60 et 65 milliards d’euros d’ici à 2014, et qui mettra à contribution la zone euro, le FMI, la Grèce et les banques.
Selon lui, ce n’est pas les Grecs qu’on aide, mais l’euro qu’on veut sauver à tout prix : "Il ne s’agit pas d’aider les Grecs ! Il s’agit de sauver l’euro jusqu’au dernier Grec vivant !", lance-t-il devant un Jean-Marc Sylvestre médusé. La solution miracle pour sauver les Grecs serait, d’après lui, une forte dévaluation et bien sûr une sortie de l’euro.

Mélenchon face à Godet !

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, et Michel Godet (dont d’ailleurs j’adore la façon qu’il a de sortir du sujet de la Grèce "c’est technique" sous entendu le peuple ne peut pas comprendre), professeur au Conservatoire national des arts et métiers, affrontent leurs points de vue sur la situation grecque, l’Etat et l’intégration des immigrés, entre autres sujets.
La suite de l’émission avec J.L Mélenchon :

La sauvagerie des policiers espagnols contre les indignés pacifiques

A Barcelone hier, vendredi 27 mai, les policiers espagnols se sont conduits comme des voyous sur la Plaza Cataluña. Frappant tout ce qui passait à portée de matraque, tabassant des personnes à terre, à plusieurs contre un, ou une… On peut voir une jeune femme projetée au sol par un courageux policier.
Les indigné(e)s qui manifestent pacifiquement en Espagne depuis plusieurs jours, ne reçoivent en retour que coups et mépris. L’Etat n’a que des policiers à leur envoyer, et si possible des brutes épaisses… Les images ne mentent pas, les gouvernements mentent et cognent… Ces politiques qui nous gouvernent, n’ont-ils pas délibérément choisi la fuite en avant vers le chaos ? Une chose est sûre, ces images d’une brutalité sans nom, nous les avons déjà vues récemment, en Angleterre ou en Grèce…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En clair, que ce soit dans les pays Arabes, ou encore en Europe, les peuples doivent subir en silence, dénoncer leur mécontentement ne leur est pas permis, et si ils le font, ils se font tabasser.
Ça s'appelle la DÉMOCRATIE !!!!!!

PEUPLE DU MONDE, RÉVEILLONS NOUS !!!!!

Espagne : élections en proie à la fronde sociale

L' Espagne, en proie à une rébellion sociale inédite contre le chômage et la crise économique, votait dimanche pour des élections locales.
A Madrid, les manifestants qui ont pris possession de la place de la Puerta del Sol ont voté la poursuite de cette occupation "jusqu'à dimanche prochain au moins", alors que celle-ci devait prendre fin ce dimanche. La foule des jeunes "indignés" restait mobilisée autour du village de bâches bleues et de tentes, devenu le coeur d'une contestation qui dans la nuit de samedi à dimanche, a encore rassemblé des dizaines de milliers de manifestants dans toutes les villes d'Espagne.
Cette fronde soudaine a été l'invitée surprise de la campagne électorale, au moment où les socialistes s'apprêtent, selon les sondages, à affronter une sévère défaite aux élections régionales et municipales, face à leurs adversaires conservateurs du Parti populaire (PP).
Le mouvement, qui rassemble beaucoup de jeunes mais aussi des citoyens de tous horizons, a surgi depuis le 15 mai via les réseaux sociaux, pour très rapidement s'amplifier, gagner tout le pays et se structurer. Spontané, coloré, pacifique, laboratoire d'idées pour des réformes à venir, ce mouvement citoyen, qui se veut apolitique, dénonce l'injustice sociale, les dérives du capitalisme, la "corruption des hommes politiques".
Si les revendications sont des plus diverses, le chômage, avec un taux record de 21,19% et près de la moitié des moins de 25 ans, revient sur toutes les lèvres. Et aussi la défiance envers les grands partis politiques, les socialistes et le Parti populaire, qui pourrait alimenter dimanche le vote blanc, l'abstention tant redoutée par la classe politique ou le vote pour de petits partis.
A 14h00 (12h00 GMT), la participation était de 35,79%, en légère hausse par rapport aux dernières élections de 2007.
Le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a appelé après avoir voté à Madrid à une "large participation" tandis que son adversaire Mariano Rajoy, chef du PP, rappelait que "la démocratie, c'est le vote". Mais les jeunes n'y croient pas. "Bien sûr, bien sûr qu'ils ne nous représentent pas", est l'un des slogans favoris, répété à l'infini chaque nuit à la Puerta del Sol. "Bien sûr je vais voter, mais pour un petit parti", confiait dimanche Ana Rodriguez, ingénieur au chômage de 29 ans, qui venait de passer deux nuits avec les manifestants. "Il faut un changement dans le système politique, pour que les petits partis soient mieux représentés".
Le défi est double pour les socialistes, déjà en très mauvaise posture à dix mois des législatives de mars 2012, puisque les rassemblements se sont poursuivis samedi et dimanche en dépit de la trêve électorale qui interdit toute activité politique. Sous la pression de la rue, le gouvernement a dû renoncer à faire évacuer les manifestants.
Dans ce contexte troublé, toutes les communes d'Espagne élisent leurs conseils municipaux et 13 des 17 régions autonomes leurs Parlements. La Catalogne, le Pays Basque, la Galice et l'Andalousie votent à d'autres dates.
34,6 millions d'électeurs sont appelés à élire 8.116 maires, plus de 68.400 conseillers municipaux et 824 députés régionaux.
L'annonce le 2 avril par M. Zapatero qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat en 2012 semble être restée sans effet sur la chute de popularité des socialistes.
A partir de lundi, ils pourraient ne plus contrôler qu'une seule des 17 régions espagnoles, l'Andalousie, et devraient perdre des fiefs historiques comme la Castille-la Manche et l'Estrémadure, ainsi que les grandes villes de Barcelone et Valence.

On y pense… ils le font

LES "JEUNES INDIGNÉS" POURSUIVENT LEUR MOUVEMENT À TRAVERS L'ESPAGNE
MADRID (Reuters) – Le mouvement lancé par des milliers de jeunes Espagnols pour protester contre le chômage endémique s'est poursuivi jeudi avec la même intensité, à trois jours d'élections municipales et régionales où les socialistes au pouvoir risquent d'essuyer une lourde défaite.
Les manifestants, surnommés par les médias "los indignados" (les indignés), demandent aux électeurs de ne voter dimanche pour aucun des deux grands partis du pays, le PSOE (socialiste) et le PP (Parti populaire, opposition de droite). Les électeurs sont conviés aux urnes dans 13 régions et 8.116 communes.
Des sondages donnent le PP gagnant à Séville, quatrième ville du pays que le PSOE administre depuis 12 ans. Barcelone, deuxième ville du pays, pourrait être emportée par les nationalistes catalans du CiU, mettant fin à 32 ans de pouvoir socialiste. Ce qui ne laisserait au PSOE aucune des quatre plus grandes villes, qui regroupent 14% de la population.
Le chômage en Espagne, le plus élevé de l'Union européenne, touche 21% de la population active. Pour la tranche des 18-25 ans, le taux grimpe à 45%, et une bonne part des jeunes qui ont un emploi craignent pour leur avenir.

À LA PUERTA DEL SOL
"Soit on vit toujours chez nos parents, soit on a des problèmes de dettes. Certains d'entre nous, en plus, ont des enfants (…) Mon entreprise en profite en nous licenciant ces temps-ci, avec l'objectif de nous réembaucher plus tard à des salaires inférieurs, lorsque la crise sera passée", confie un trentenaire, Pedro Munoz, à la Puerta del Sol, fameuse place de Madrid qui sert de point de ralliement à ces jeunes.
A Madrid et Grenade, des jeunes ont défié l'interdiction de se rassembler sur les places et y ont campé toute la nuit de mercredi à jeudi. La police de la capitale n'a pas cherché à déloger les manifestants, se bornant à surveiller les lieux. Les jeunes chômeurs, auxquels se mêlent des étudiants et des militants, comptaient jeudi passer une nouvelle nuit sur place.
C'est à la Puerta del Sol, qui a été le théâtre de grands rassemblements et de manifestations dans l'histoire contemporaine du pays, que les Madrilènes se retrouvent traditionnellement le 31 décembre au soir pour fêter le changement d'année.
La forte pluie de la nuit dernière n'a fait qu'augmenter le nombre de toiles de tentes tendues sur la place. Les manifestants étaient plus nombreux jeudi que la veille. La station de métro flambant neuve et les échafaudages adjacents étaient couverts de slogans clamant: "La violence, ce sont les primes des cadres dirigeants et les licenciements".
Les manifestations débutent chaque soir vers 20h00, attirant des milliers de participants, qui se sont organisés, depuis le week-end dernier, grâce aux réseaux sociaux sur internet et à Twitter.

Le « printemps espagnol » cherche à s’étendre

Le mouvement inédit qui réunit depuis dimanche des milliers de personnes en Espagne pour dire « non » à l'austérité, cherche à s'étendre avec la convocation de rassemblements à travers le monde.
Buenos Aires, Bruxelles, Paris, Mexico, Berlin, Bogota, Vienne : des concentrations sont prévues de jeudi à dimanche, sur des places emblématiques ou devant les ambassades d'Espagne, a indiqué le mouvement "Democracia real, Ya!" (Une vraie démocratie, maintenant!) sur son site internet (en espagnol). D'autres rassemblements sont aussi prévus à Birmingham, Bristol, Edimbourg en Grande-Bretagne et Padoue ou Turin en Italie. A Paris, qui accueille de nombreux étudiants espagnols, le rassemblement est prévu à 18 heures devant l'ambassade d'Espagne.
"Vous prenez l'argent, nous prenons la rue", "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir", proclamaient des banderoles dépliées à la Puerta del Sol, lieu de rassemblement emblématique au coeur de Madrid. Depuis de début de la semaine, aux cris de "nous avons le droit de nous indigner" des milliers de manifestants, répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, envahissent les rues des villes d'Espagne dans l'espoir de faire entendre leur voix avant les élections locales de dimanche. Des centaines, parfois des milliers de jeunes, se relaient jour et nuit sur l'emblématique place Puerta del Sol à Madrid, où un véritable bivouac a été organisé. "Nous avons l'intention de rester ici jusqu'aux élections" de dimanche, a expliqué Juan Rubio, un porte-parole de ce mouvement hétéroclite, rassemblant beaucoup de jeunes, mais aussi des citoyens de toutes origines, chômeurs, fonctionnaires ou retraités, qui réclament "une vraie démocratie, maintenant". "C'est un mouvement en construction, nous sommes encore en train de rassembler nos idées, d'organiser des assemblées pour un changement social", a-t-il ajouté.
Mais dans un pays peu habitué aux manifestations de masse, tous expriment lassitude et frustration face aux retombées de la crise et au chômage, qui a continué à grimper au premier trimestre avec un taux record de 21,19%. En février, 44,6% des moins de 25 ans étaient sans emploi.

Une révolution citoyenne en Espagne ?

Inspiré par la révolution égyptienne, le "Mouvement du 15 mai" a été lancé dans une cinquantaine de villes en Espagne sur les réseaux sociaux et relayé par des sms pour lutter contre le chômage et la corruption à quelques jours des élections municipales.
En effet plus de 20% de la population active est sans emploi et près de la moitié des espagnols de moins de 25 ans n’a pas de travail.
Une situation inacceptable pour les manifestants qui refusent de payer la crise du système bancaire qui frappe très durement leur pays et revendiquent l’instauration d’une "véritable démocratie maintenant".
Est-ce bien là le début d’une révolution citoyenne en Espagne ?

La manifestation du 15 mai 2011 contre le plan d’austérité espagnol tourne à l’affrontement avec les forces de l’ordre à Madrid. 24 personnes on été interpellées, et cinq policiers blessés selon les autorités. Un groupe a perturbé la circulation dans la capitale en s’asseyant sur l’une des principales voies de la ville. Le défilé avait pourtant débuté dans le calme, hier en fin d’après-midi. A une semaine d‘élections municipales cruciales pour la majorité socialiste, des manifestations ont été organisées dans 50 villes du pays. Pas question pour ces Espagnols de payer la facture d’une crise financière qui n’est pas la leur mais celle des banquiers et des politiques, selon les organisateurs du mouvement :

Une révolution citoyenne en Espagne ?A Madrid, la police a procédé à plusieurs arrestations tard dans la nuit du dimanche 15 mai après une manifestation pacifique contre les mesures d’austérité du gouvernement, qui s’était terminée par de violents affrontements. Bien que des rassemblements se soient tenus dans 50 villes à travers le pays, la plupart des affrontements eurent lieu dans la capitale. La majorité des manifestants était des jeunes se plaignant de ne pas être assez bien payés ou de ne pas pouvoir trouver de travail malgré un haut niveau d’étude. L’Espagne a l’un des taux de sans-emploi le plus élevé de la zone euro avec 21,3% et 4,9 millions de chômeurs. Quelques heures avant, des dizaines de milliers d’étudiants, de groupes et de chômeurs ont marché sous la bannière de "Nous ne sommes pas de la marchandise aux mains des politiciens et des banquiers" :

 

 

 

 

 

 

 

Un campement de protestation installé en plein centre de Madrid (place de la Puerta del Sol) le 17 mai 2011 a été démantelé par les forces de l’ordre espagnoles. Les organisateurs du sit-in réclamaient un changement politique et social dans le pays :
Une révolution citoyenne en Espagne ?« nous allons camper ce soir ici sur la place de la Puerta del Sol à Madrid… dit le haut parleur… Revolution, révolution… crie la foule… la révolution commence ici ! »
Et le site de la Vanguardia à Barcelone continue : La révolution ici est en marche ! Personne ne s’attend à voir une révolution en Espagne… et pourtant elle est là, elle est en marche crient les manifestants… parce que ce que nous vivons ce n’est pas une crise, non, c’est une escroquerie… nous en avons assez… assez de cette société gérée par des banquiers… assez de la corruption… assez de l’injustice… assez de petite politique à la petite semaine… assez du bipartisme… assez de la résignation collective sous prétexte de protéger la démocratie des dangers de l’extrémisme… il y a des alternatives politiques… Oui, il s’agit juste de les réinventer… sans violence mais avec fermeté.
Voilà ce qui s’affiche sur toute la presse espagnole depuis 3 jours que dure ce qui s’appelle maintenant le Mouvement du 15 mai… un mouvement presque totalement absent des pages de la presse étrangère et européenne… omniprésent pourtant sur toutes les unes de tous les journaux espagnols.

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