Lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le Président Hollande a une nouvelle fois confirmé les orientations austéritaires de la politique du gouvernement. C'est une grave erreur à l'heure où la France entre officiellement en récession. Hausse du chômage, récession économique, baisse du pouvoir d'achat, de la consommation, des investissements et des exportations : tous les voyants sont au rouge !
Face à cette situation, le Président a une responsabilité historique, celle pour laquelle il a été élu : sortir la France du marasme de la crise en mettant fin aux politiques d'austérité. Il a la possibilité d'imposer un changement de cap sans attendre une improbable reprise économique au second trimestre. Or, ses déclarations nous confirment que le Président de la République est dans l'erreur. Comment pense-t-il relancer la croissance alors qu'à aucun moment il ne fait mention des questions de consommation et de pouvoir d'achat. Pire, comment peut-il affirmer que "nous avons passé le plus difficile", alors même que la récession va inexorablement entrainer une nouvelle hausse du chômage ?
Il faut, dès aujourd'hui, stopper cette descente aux enfers. Comme des millions de Français, nous faisons un constat implacable, celui de l'inefficacité et de l'injustice des politiques de rigueur. Le changement de cap est plus que nécessaire. Oui, une autre politique est possible, celle là même que des dizaines de milliers de personnes ont réclamé en défilant dans les rues le 5 mai, et qui sera à l'ordre du jour des Assises de la refondation sociale économique et politique du 16 juin prochain.
Les indices économiques publiés par l'INSEE sont terribles. La récession est confirmée (-0,2% du PIB au premier trimestre 2013). Le pouvoir d'achat des ménages dévisse : -0,9% en 2012, c'est une première depuis près de 30 ans. Quant à la consommation des ménages, elle suit la même tendance (-0,4) . Derrière ces chiffres, c'est un pays qui souffre, qui va de plus en plus mal.
Face une situation aussi dégradée et douloureuse, le président de la République se présente devant les commissaires européens pour les rassurer sur les engagements de la France à suivre à la lettre les recommandations de Bruxelles pour toujours plus d'austérité et de rigueur.
A Paris, Pierre Moscovici explique tranquillement que l'entrée de la France en récession n'est "pas une surprise" et qu'elle est "largement due à l'environnement de la zone euro". Bref, on s'enfonce mais c'était prévu.
Frisant le ridicule, le ministre de l'économie maintient "à la fois" sa prévision de croissance de +0,1% en 2013 et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. Ce déni de réalité doit s'arrêter !
Preuve est faite que cette politique de rigueur conduit le pays à la catastrophe. Toutes les économies de la zone euro qui font le choix de subir les règles stupides et récessives de la commission européenne obtiennent ce même résultat : la ruine de leur économie.
Le réel, c'est quand on se cogne disait Lacan. Là, c'est le pays qui va dans le mur. Plus que jamais, il est urgent de changer de cap et de politique. Urgent d'engager le changement.
Une fois de plus, le gouvernement grec, dirigé par Antonis Samaras (Nouvelle Démocratie, droite, soutenu par le Pasok et la gauche démocratique) veut criminaliser les protestations populaires qui s’expriment en Grèce. Cette fois, c’est aux enseignants qu’il s’en prend. Alors qu’ils ont déclenché, depuis le 13 mai, un mouvement mêlant grève particulièrement suivie, manifestations et actions d’explication, les enseignants ont reçu des ordres de réquisition. Le gouvernement argue qu’en période d’examen d’entrée à l’université, leurs actions seraient des « prises d’otage » des élèves. Il oublie toutefois que, cette année, des classes n’ont pas pu ouvrir, des cours n’ont pu avoir lieu faute d’enseignants et de moyens.
Cette casse de l’enseignement est la voie que poursuit le gouvernement, avec l’appui de la troïka. Afin d’atteindre les objectifs de déficits publics, il multiplie les coupes dans les dépenses publiques. Conséquences : hausse des heures travaillées pour les professeurs fonctionnaires, multiplication du nombre d’écoles dans lesquelles ils doivent exercer, mutation forcée de 4000 enseignants au mépris de leurs vies personnelles, et non-renouvellement de 10 000 temps partiels sous contrat.
Non content d’utiliser l’arme anti-démocratique de la réquisition, le gouvernement joue les briseurs de grève et veut criminaliser le mouvement en menaçant d’arrêter les enseignants qui participeraient à la grève prévue à partir de vendredi 17 mai. C’est une grave dérive autoritaire qui se produit, une fois de plus, en Grèce, basée sur une déformation du droit constitutionnel. En effet, selon la Constitution grecque, l’adoption de ce type de mesures ne peut avoir lieu qu’en cas de trouble à l'ordre public, de catastrophe naturelle ou de menace sanitaire.
Le PCF apporte son soutien aux enseignants qui se battent pour un avenir meilleur en Grèce, une éducation pour tous, et des conditions de travail décentes.
Durement frappés par la crise, des Italiens font part de leurs préoccupations et de la façon dont ils protestent ou luttent pour s’en sortir. Piero, 50 ans, ouvrier de Gênes, évoque son récent licenciement.
Monsieur Brambilla, chef d’entreprise de Monza, qui vota Berlusconi, doit faire face à la montée des impayés, car ses clients sont devenus insolvables. Franca, jeune mère qui ne recevait aucune aide publique, a créé via Facebook un réseau privé centralisant des propositions d’emploi.
Georgia veut absolument sauver de la faillite la petite entreprise familiale dont le mauvais bilan a conduit son père au suicide. Elle a fondé un collectif avec d’autres femmes plongées dans des situations analogues. Giorgia, chauffeur de taxi romain, se fait du souci pour son avenir, mais garde toujours une oreille compatissante pour ses clients.
Ce documentaire se conclut par un reportage sur un groupe de lycénnes qui ont occupé leur établissement pour protester contre les réductions drastiques imposées à l’enseignement.
Le Portugal, ravagé par l’austérité, s’est lancé dans une vague de privatisations sans précédent. Aéroports, réseau électrique, mais aussi le fleuron de son industrie les chantiers navals de Viana do Castelo, au nord du pays. Tout est à vendre. Ces chantiers navals, réputés dans le monde entier, sont les derniers du pays. Ils sont sur le point d’être vendus aux Russes. Outre la perte d’un patrimoine important c’est aussi la crainte de la suppression de 4000 emplois (directs et indirects) qui est en jeu. A Viana do Castelo, le reportage de Sandrine Mercier et Joseph Gordillo.
Le chômage s’aggrave en France et baisse en Allemagne qui tend vers le plein emploi.
Deux raisons à ceci selon l’Insee : l’absence de Smic en Allemagne et la loi Hartz IV qui incite à ne pas rester au chômage en le rendant inconfortable :
Ne pas rester au chômage ! Faudrait-il encore que les entreprises cessent de licencier pour faire encore plus de bénéfices !
Absence de SMIC ! Comme si c'était le SMIC qui mettait les entreprises en difficultées ?
On se fout de nous ! Et vouloir nous faire croire cela est une insulte !
Du droit à terre au droit au logement. Marinaleda, un village andalou en autogestion unique en europe.
« Pas de chômeurs, pas de promoteurs. Collectivisation des terres et des moyens de production. Et la démocratie, la vraie, la directe. C’est tout ce dont nous parlons depuis fort longtemps. C’est ce dont parlent également les Indignés espagnols. Il y a un endroit où cela fonctionne depuis 1978. C’est le village de Marinaleda.».
Marinaleda, village d’Andalousie, développe depuis les premières élections libres de 1979 un système social et politique à contre-courant du modèle prédominant. Ses habitants ont obtenu par des actions incessantes 1 200 hectares qu’ils exploitent aujourd’hui en coopérative. Cette coopérative intègre ses propres unités de transformation et commercialise sa production. Le village a développé des formes innovantes de démocratie directe et de mise à disposition de logements très bon marché. La démocratie directe, la lutte collective, la participation bénévole ont transformé la vie de ses habitants, des paysans sans terre.
En mêlant les images de la vie quotidienne à celles réalisées par les villageois eux-mêmes – fresques murales, films de propagande, télévision locale – le film de Sophie Bolze explore la complexité de cette expérience collective.
http://www.dailymotion.com/video/xj8lqc
Il y avait une époque où tu percevais ton salaire en espèces, dans une enveloppe que l’on te remettait. Tu gardais cet argent chez toi et le dépensait au fur et à mesure de tes besoins.
Puis est venu le temps, où les banques ont fait que ton argent soit viré sur un compte. Tu ne voyais plus qu’un état mensuel de tes dépenses et de tes recettes.
Bien évidemment, puisque ce n’était plus toi qui gérais ton argent, mais la banque, des frais sont venus s’ajouter à tes dépenses. Des frais pas toujours situés à la hauteur de ce qu’ils auraient dû être. En fait, directement tu participes au fonctionnement de la banque, sans pour autant avoir été consulté. On t’a informé de l’existence de ces frais.
Puis vint le chèque, la carte bleue, des moyens de paiements que tu as intérêt à gérer, car vite tu fais de ton compte, un compte négatif.
Puis les banques ont commencé les placements, les assurances et très vite tu t’es dit pourquoi pas ? Après tout avoir tout dans le même endroit peut être une facilité et surtout un regard concret sur tes évènements financiers.
Très vite, tu es entré dans un carcan où aujourd’hui il t’est pratiquement impossible de ne pas avoir un compte bancaire puisque tous tes revenus sont virés sur un compte, puisque toutes tes dépenses, loyer, téléphone, eau, gaz électricité sont prélevées directement sur ton compte. Forcément, il faut vivre avec son temps comme on dit.
Mais voilà, la banque se sert de ton argent, pour le prêter à d’autres et au passage se fait des bénéfices, la banque place ton argent et même pas tu le sais, et parfois le place où il ne le faut pas, d’où cette crise bancaire que nous vivons aujourd’hui.
Mais voilà, quand toi tu fais un chèque sans provision, tu es sanctionné, tu paies des frais, et pas des moindres, et si tu persistes, on te retire le droit d’émettre des chèques ou même de posséder un chéquier. Ça va vite, très vite, tu es fiché à la banque de France.
Par contre, quand la banque fait de mauvais placements et perd TON argent, NOTRE argent, celle-ci a droit à des aides de l’état et cela se chiffre en millions d’euros. Ces aides sont TES impôts, NOS impôts. Pire, et on l’a vu dernièrement à Chypre, les politiques, valets des grands financiers et de ces banquiers peu scrupuleux, font des lois afin de te prélever une taxe sur ton compte bancaire pour pouvoir rééquilibrer leurs comptes.
Et tu ne peux rien faire, à part retirer une partie de ton argent au distributeur, parce que tout est prévu, en effet, à Chypre cela se dénonce lors d’un week-end et on ferme les banques jusqu‘au jeudi afin de mieux contrôler la chose. Afin que tu ne puisses pas vider ton compte.
En fait, c’est toujours TOI, NOUS, qui devons payer !
Aujourd’hui c’est à Chypre, demain ce sera chez nous, et dans toute l’Europe.
On te fait manger du cheval pour du bœuf, on te pique ton argent, on te file des médicaments qui te transmettent d’autres maladies, on te met au chômage parce que les entreprises ne font pas assez de bénéfices, et demain, tu feras et nous ferons partie de celles et ceux qui iront faire la queue aux restos du cœur pour pouvoir s’alimenter. Tu feras et nous ferons la queue au Centre communal d’action sociale (CCAS) pour avoir un bon afin de pouvoir payer notre loyer, notre électricité, etc., etc. Ça va vite, très vite, plus vite que l’on peut se l’imaginer.
Cela s’appelle VIVRE, oui VIVRE, enfin c’est ce qu’ils disent, moi j’appelle cela, SURVIVRE !
Et pourtant, de l’argent il y en a puisqu’encore cette année le nombre de milliardaires n’a cessé d’augmenter. Alors pourquoi y aurait-il des milliardaires, et des pauvres ? Y aurait-il sur cette terre deux poids, deux mesures ? Deux sortes d’humains ? Celles et ceux qui ont tout, et celles et ceux qui n’ont rien ? Et plus on avance dans le temps et plus cela s’aggrave. Et plus on avance dans le temps, et plus on nous fait croire que c’est la fatalité.
Il n’y a rien de fatal dans tout ça, ce sont des choix, des choix politiques demandés par ces gens qui possèdent les richesses, et nos hommes politiques appliquent qu’ils soient d’ailleurs de gauche ou de droite, ils appliquent comme des petits roquets qu’ils sont sans se préoccuper de leur peuple, comme si cela était juste et normal. Seulement, ces hommes politiques ont été mis en place par les peuples enfin pas partout puisque dans certains endroits, c’est la finance, les technocrates qui ont placé le pouvoir en place.
Le monde est devenu fou ! Comment peut-on se dire un humain et réduire un autre humain dans le monde de la survie ? Dans certains endroits, le peuple, les humains que nous sommes ont réagi et agi, cela ne se passe pas comme chez nous, il y a du meilleur.
Alors, pourquoi attendre ? Attendre que nous soyons complètement devenus inoffensifs, pour réagir et agir comme il se doit, pour garder, uniquement garder, notre dignité. Si ailleurs cela se fait autrement, chez nous cela peut se faire autrement aussi.
N’hésitons pas, réagissons, agissons toutes et tous ensemble, faire autrement c’est possible, ne soyons pas des otages, mais des maîtres d’œuvre. Soyons les garants du changement que nous avons souhaité et que nous souhaitons.
Un documentaire très intéressant qui, en quelques mots, nous explique ce qu'est l'Islande et nous démontre que ce qu'il s'y est passé est tout à fait faisable chez nous !






















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