Sanction sévère ou simple désaffection de la politique du gouvernement ? Les avis sont très nuancés dans un département tenu par la droite, et dont Nicolas Sarkozy fut le président du conseil général, mais reconnaissons que ce micro-trottoir réalisé lundi à Neuilly l’est dans une des communes restées fidèles à la droite. “Les élections cantonales prévues l’an prochain s’annoncent difficiles”, a déjà pronostiqué le journaliste. Mais sûrement pas pour le jeune élu UMP Jean Sarkozy, qui dispose d’un certain nombre d’atouts en main, d’autant plus que son camp conserve une grande influence au sein du département. La liste de Valérie Pécresse obtient 48,94% des suffrages, contre 51,06% pour celle de Jean-Paul Huchon.
“La droite, réunie au conseil général, n’accepte pas les résultats et refuse de les inscrire”, déclare le responsable départemental socialiste des Hauts-de-Seine, Pascal Buchet. Et c’est lui qui a rempli cette formalité.
Nicolas Sarkozy, le pire président de la cinquième République, est aussi l’homme qui aura contribué au plus spectaculaire recul électoral de la droite qu’on ait connu depuis 60 ans. Il espérait remodeler la France à son image, il voulait incarner la « rupture ». Il risque fort de n’être qu’une parenthèse de l’Histoire.
Mais sur les plateaux télé, qu’a-t-on entendu hier soir de la part de ses sbires robotisés ?
Florilège : - Avec une telle abstention le résultat n’est pas significatif (quel mépris pour les 20 millions de français qui ont été voter !)
– Ce sont les présidents de régions socialistes qui sont responsables de cette abstention.
– François Fillon » il est impossible de tirer un enseignement national de ce scrutin »
– Ce sont les socialistes qui sont responsables aussi de la remontée du FN.
– Pour Fillon ce n’est pas une défaite, mais l’urgence est de modifier le mode de scrutin des collectivités locales.
– Pour les dirigeants UMP, la droite est loin d’avoir perdu et tout peut changer pour le deuxième tour.
– Pour Brice Horteufeux les abstentionnistes ont voté contre les présidents socialistes de région.
– À en croire J.F. Copé, il vaut mieux être à 26%, et seul, qu’à 30% avec des alliés potentiels.
– Valérie Pécresse : « l’abstention c’est de la faute des président socialistes sortants »…
– Fréderic Lefebvre : « Une abstention forte, cela veut dire que la réforme des régions et des collectivités locales est indispensable »
– Plus fort encore « S’il y a une défaite, elle est pour les socialistes sortants qui n’ont pas de bons résultats » Et l’on pourrait continuer ainsi longtemps…
Donc, selon l’UMP, par son abstention, cette élection est en fait une sanction contre les méchants socialistes qui gèrent si mal les régions. En aucun cas la calamiteuse gestion gouvernementale n’est en cause !
Ni la gabegie des cadeaux fiscaux…
Ni la démagogie sécuritaire et xénophobe…
Ni le culte de la personnalité…
Ni la casse des services publics… non rien de tout cela…
Un électeur sarkozyste sur 7 est allé voter UMP hier, ce n’est donc une défaite pour le parti du guide suprême et tout est possible pour le deuxième tour !
Merci messieurs-dames pour cette formidable chorale de langue de bois !
La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a appelé les électeurs à « amplifier » le vote au second tour pour « faire gagner l’espoir ». Pour François Hollande, le PS est « le premier parti de France » avec « une gauche particulièrement forte dans toutes ses composantes » mais dans un « contexte d’abstention exceptionnelle ».
« Rien n’est joué, aucune région n’est gagnée ce soir et donc il faut qu’il y ait une participation encore plus forte de nature à amplifier encore ce résultat », a déclaré le député de Corrèze.
Le député PS et ancien Premier ministre Laurent Fabius a appelé dimanche sur France 2 « au rassemblement » pour confirmer « l’excellent premier tour » des régionales.
Marie-George Buffet (PCF) évoque une « sanction très claire » de la droite, et la nécessité d’un rassemblement de la gauche au second tour : « Nous voulons des listes communes de toute la gauche », a-t-elle ajouté.
Jean-Luc Mélenchon (PG), un des leaders du Front de gauche, a estimé que l’abstention forte au premier tour des régionales s’apparentait à « de l’insurrection civique » de gens qui disent : +y’en a ras le bol+ et ça s’adresse à tout le monde », et a affirmé que son parti participerait au « rassemblement de la gauche » au second tour ». « Vous avez pris une raclée (…) et ça devrait vous faire réfléchir », a-t-il ajouté à l’attention du secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand présent sur le même plateau.
« Pour nous, le Front de gauche, on confirme notre existence et on va remplir notre rôle, qui est de faire en sorte que la gauche se rassemble », a affirmé le sénateur, réfutant les « arrangements de bric et de broc » dont la droite accuse la gauche, le Front de gauche et les Verts, qui devraient fusionner leurs listes dans la plupart des régions au second tour.
« La vie politique, ça consiste aussi à ne pas vivre comme une petite secte qui a raison contre tout le monde. Il faut d’abord servir le peuple français, le servir à gauche puisque c’est la leçon de ce soir », a-t-il ajouté.Il a par ailleurs « espéré » que « l’échec du MoDem va tenir lieu de vertu aux socialistes et peut-être même à Europe Ecologie et que nous aurons donc au deuxième tour des regroupements de gauche et de gauche seulement ».
C’est Le Monde qui titre son article de la sorte : « Ali Soumaré privé de micros ». Le jeune candidat socialiste a connu hier une soirée électorale triomphale, jusqu’à ce que vienne l’heure de la conférence de presse au QG des socialistes…
« La liste socialiste a recueilli 69 % des voix dans le bureau de vote numéro 9 de Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise. Le bureau numéro 9 est celui où vote Ali Soumaré, tête de liste du PS dans le département. Dans sa ville, les socialistes ont remporté 47,77 % des suffrages – presque 10 points de plus qu’au premier tour des régionales de 2004« , rapporte le quotidien du soir. Read the rest of this entry »
LORRAINE : 73 Sièges à pouvoir ; Inscrits : 1666241 ; Exprimés : 692338
Villerupt : L’UMP derrière Masseret et le Front lorrain de Gauche
Triste journée dans les sept bureaux de vote villeruptiens. Sur les tables, les piles de listes peinent à diminuer et les urnes à se remplir. À 15h, les votants atteignent péniblement les 22 %. Après un sursaut vers 17h, seules 2 075 des personnes inscrites se sont déplacées pour voter contre les 5 854 attendues, soit 35,45 %. Un chiffre nettement en baisse par rapport à 2004 où 50,64 % des votants s’étaient exprimés.
Ce n’est qu’à 18h, au moment du dépouillement, que les bureaux ont connu un peu de vie. À l’hôtel de ville (le bureau central de la commune), les grilles de résultats sont définitivement closes vers 19h30. Et c’est Jean-Pierre Masseret qui sort largement en tête avec 50,22 % des voix. En 2004, déjà, la tête de liste de la gauche avait écrasé le scrutin en réalisant un score de 51,53 %. Il devance le Front lorrain de gauche, emmené par Philippe Leclerq (12,48 %) et Laurent Hénart pour l’UMP (10,74 %). Jean-Luc André récolte, lui, seulement 1,59 % des voix. Échec, également d’Europe écologie qui réalise un score de 5,47 %. Quant au Front national mené par Thierry Gourlot, il perd deux points par rapport à 2004 et réalise 8,06 % des voix.
Villerupt : le sortant écrase le scrutin avec 50,22
Seulement 35,45 % de votants dans les bureaux de Villerupt, une déception par rapport à 2004 (50,64 %). Jean-Pierre Masseret récolte 50,22 % des voix (comme en 2004) contre 10,74 % pour la liste UMP, menée par Laurent Hénart. Le Front lorrain de gauche, emmené par Philippe Leclercq, et soutenu par le maire AlainCasoni, tire son épingle du jeu avec 12,48 % des voix. En 4e position, Thierry Gourlot (Front national), avec un score de 8,06 %, marque un recul de 2 points par rapport à 2004. Les listes Debout la Lorraine de Jean-Luc André (1,59 %) et Europe écologie de Daniel Béguin (5,47 %) chutent à Villerupt, contrairement aux prévisions. Au second tour, et compte tenu des chiffres, la gauche devrait encore creuser l’écart. Le Front lorrain de gauche pourrait d’ailleurs appeler à voter pour Masseret.
La droite subit un recul plus fort que prévu. L’abstention atteint un niveau record. La gauche enregistre une large avance. Le Front de gauche s’installe dans le paysage politique.
« Il faudra faire campagne sur mon bilan », avait enjoint Nicolas Sarkozy aux têtes de file UMP aux élections régionales, avant de battre prudemment en retraite lorsque le ciel des sondages s’est assombri. Reste que c’est bien un désaveu et une sanction que les électeurs ont signifiés lors de la dernière élection nationale du quinquennat. La droite rassemblée sous la bannière du parti présidentiel est surpassée par le PS et recueille nettement moins de 30 %. La sanction est lisible dans les votes exprimés mais elle l’est tout autant dans la hausse des abstentions, autour de 10 points supérieure aux élections de 2004. Une bonne partie de l’électorat de droite, notamment celui des milieux populaires à qui Nicolas Sarkozy avait fait miroiter des jours meilleurs, fait la grève des urnes. Il ne s’est pas encore rallié à une gauche qui ne présente pas d’alternative suffisamment solide à ses yeux, mais il ne soutient plus l’Élysée.
Là encore, le chef de l’État voit se démentir sèchement ses vantardises ou il s’attribuait le mérite d’avoir réconcilié le pays avec la politique, du fait de la bonne participation en 2007. Il est à craindre au contraire que le vendeur de mirages n’ait encore creusé le fossé entre les citoyens et le pouvoir. Que plus de la moitié des électeurs choisissent de ne pas se rendre aux urnes témoigne d’une véritable crise de confiance dans la démocratie. Mais comment pourrait-il en être autrement alors qu’avant même le scrutin François Fillon et Nicolas Sarkozy proclamaient leur intention de ne pas respecter la volonté des électeurs et de faire passer leurs contre-réformes en force ? Cette participation bien faible, si elle accuse la droite, interpelle aussi la gauche. La partie n’est pas jouée ; les salariés n’ont pas suffisamment confiance en ses projets pour se confier à elle ; ce n’est pas dans l’étalage des ambitions que l’opinion puisera des motifs de lui donner les clés du gouvernement.
Si le Parti socialiste réalise un bon score, qui le place presque à la hauteur de l’UMP, il lui faudra compter avec les autres forces de gauche pour l’emporter dans la plupart sinon toutes les régions. Encore faudra-t-il d’ailleurs que leurs électorats ne jugent pas la partie trop vite gagnée en délaissant les urnes le 21 mars. Mais c’est une tâche d’une bien plus grande ampleur qui est désormais demandée à la gauche. Dans ce cadre, le score du Front de gauche témoigne de la recherche d’une opposition combative qui conteste les choix du capitalisme. L’unité dont il témoigne a d’ailleurs été un atout… qui manque cruellement au NPA d’Olivier Besancenot, sèchement renvoyé sous la barre des 5 %. Europe Écologie reste à un niveau élevé mais inférieur à ses ambitions. Si le Modem et l’opération qui visait à injecter de la droite au cœur de la gauche ont du plomb dans l’aile, le Front national reste, hélas, à un niveau bien trop élevé. Il faut dire qu’Éric Besson et le nauséabond débat sur l’identité nationale l’ont aidé à rebondir. Il pourra se maintenir dans plusieurs régions. Le président ne peut donc même pas se targuer de réduire à la portion congrue la droite extrême. Le recaler dimanche prochain dans toutes les régions est donc le choix de la raison. La sanction à l’égard de Nicolas Sarkozy est lisible dans les votes exprimés mais elle l’est tout autant dans la hausse des abstentions.
Cette Banderole a été mise sur la Mairie de Villerupt, le dimanche 06 Juin 2010
Compteur de la dette publique française
Méthode de calcul
Estimation à partir des chiffres du 30 septembre 2009 : dette de 1457,4 milliard d'euros (données INSEE)
Estimation fin 2009 : 1457,4 + 29,4 = 1486,8
Estimation fin 2010 : 1486,8 + (29,4 x 4) = 1604,4
Le compteur de l'intérêt de l'emprunt de la dette publique, total et par personne
Il suffit de saisir le nombre de personnes qui composent votre foyer
Rassemblement du 06 Juin 2010 de la section de Villerupt du PCF pour la « Libération de Salah HAMOURI »
Télécharger FireFox
Villerupt : Il était une fois Villerupt ou Villerupt, il était une fois la révolution…. La vidéo en musique
La Fête de l'Humanité c'est un espace unique, festif et convivial où la solidarité, les débats se mêlent à la culture. C'est une multitude de concerts d'exception, d'animations de rue, du théâtre, des expositions. Cette année, la Fête de l'Humanité fête ses 80 ans : trois jours dignes de ce vénérable anniversaire !
La plus grande fête politique de France se déroulera les 10, 11 et 12 septembre prochain. Trois jours de spectacles accessibles à tous, 50 concerts, des expos, des débats, un village du livre, du théâtre… avec Jacques Dutronc, The prodigy, Simple Minds, Madness, Caravan Palace, Raggasonic, Alain Souchon, un hommage à Jean Ferrat, Agnès Bilh et ses invités, l'ensemble de cuivres de l'Orchestre philharmonique de Radio France et bien d'autres encore !
Tarif et infos :
http://humanite.fr/28_06_2010-la-f%C3%AAte-une-soif-did%C3%A9al-intacte-depuis-80-ans-448479
Des mots, des phrases, qui demandent toute notre attention…
"Mieux vaut savoir que croire"
(Morale républicaine)
Le patriotisme,
c'est l'amour des siens.
Le nationalisme,
c'est la haine des autres.
"La nation
c'est ce qui reste
à ceux qui n'ont plus rien"
(Jean Jaurès)
« Un ouvrier non syndiqué
est une poussière d’ouvrier »
(Anatole France)
"La liberté
c'est toujours la liberté
de celui-ci
qui pense autrement"
(Rosa Luxemburg)
"Un arbre qui tombe fait
plus de bruit
qu'une forêt qui pousse"
(Proverbe chinois)
"Résister est un verbe
qui se conjugue au présent"
(Lucie Aubrac)
"Nul n'a le droit
d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim"
(Rosbespierre)
"Quand on rêve tout seul,
ce n’ est qu’un rêve,
quand nous rêvons ensemble,
c’ est le début de la réalité."
Il faut une infinie patience
pour attendre toujours
ce qui n'arrive jamais.
(Pierre Dac)
"Quand le gouvernement viole
les droits du peuple,
l’insurrection est
pour le peuple
le plus sacré
et le plus indispensable
des devoirs."
(Robespierre)
"En régime capitaliste,
les Etats-Unis d'Europe
sont impossibles ou réactionnaires".
(Wladimir Illich Oulianov dit "Lénine")
"Dans l'idée de résistance,
il y a,
au départ,
une obligation de désobéissance
à ce qui paraît insupportable."
(Lucie Aubrac)
"Le pouvoir créera des vertiges
tant qu'il ne sera pas partagé par tous"
(Louise Michel)
ir n'est pas une amélioration du présent,
c'est tout autre chose"
(Elsa Triolet)
*
"Les grands ne sont grands
que parce que nous sommes à genoux"
"Il faut rêver très haut
pour ne pas réaliser trop bas"
(Victor Hugo)
"Ils auront beau couper toutes les fleurs,
ils n'empêcheront pas la venue du printemps".
(Cheminots en grève-novembre 2007)
"Il est plus difficile d'être un homme libre
que d'être un esclave"
(Aimé Césaire)
"Quand la loi redevient celle de la jungle,
c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi"
(Hervé Bazin)
"C'est de l'enfer des pauvres
qu'est fait le paradis des riches"
(Victor Hugo)
"L'énergie révolutionnaire
la plus constante alliée
à l'humanité la plus bienveillante :
cela seul est la vraie essence du socialisme."
(Rosa Luxembourg)
"Quand les hommes ne peuvent changer les choses,
ils changent les mots"
(Jean Jaurès)
Si, depuis que le monde est monde,
tous les hommes avaient respectés toutes les lois,
nous en serions encore à l'esclavage.
Je défends les grandes causes,
surtout celles des petits.