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Il est plus difficile d'être un homme libre que d'être un esclave…!
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Archive for ‘mars 7th, 2010’
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07
2010
Réveil de ce matin avec – SAEZ – J’accuse (avec paroles)Musique : Damien Saez mar
07
2010
Nouvelle Rubrique du Dimanche Matin : Actu retenu ou Actu Perdu…..
mar
07
2010
Mompontet fait une comparaison entre les images de Sarkozy et AubryInfo: source Bakchich, a lire au complet sur ce support.
A Sartrouville (78), le lycée privé Jean-Paul II a bénéficié des aides maximales du Plan Banlieue. Quand son voisin du public ne récupère que quelques chiches heures de tutorat.
À Sartrouville (78), une banlieue parisienne de classes moyennes, trône sur les bords de Seine, le lycée Jean-Paul II, un établissement catholique privé flambant neuf. De rares grandes résidences et le Château de Maisons-Laffitte cernent l’établissement, de part et d’autre de la Seine. A part ça, rien à l’horizon. La ligne de bus même s’arrête à quelques cinquantaines de mètres du bahut. Drôle d’endroit pour un lycée. Baies vitrées, lignes épurés, grilles semblables à celles d’un parking extérieur, les locaux eux-mêmes semblent illustrer quelque chose… La pureté religieuse ? C’est en tout cas du tout neuf. Mix de sous
Le lycée, qui accueille aujourd’hui 150 élèves de seconde, a été inauguré en grandes pompes en octobre dernier, par Mgr Aumônier, l’Evêque de Versailles, grand patron de l’enseignement catholique en France, et Olivier Roucher, Directeur diocésain de l’enseignement catholique. En présence notamment de Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional, et d’Alain Boissinot, Recteur de l’Académie de Versailles. Surprenant mélange ! Qui s’affiche aussi dans les financements que perçoit Jean-Paul II. La région a participé à hauteur de 70% (soit 1,36 millions d’euros) à la construction du lycée. Il a aussi reçu près d’1 million d’euros de la part de la mairie, une initiative originale puisqu’elle ne respecte pas la loi Gobelet du 30 octobre 1886. Autre privilège, Jean-Paul II bénéficie de l’appellation “sous contrat d’association avec l’Etat” alors qu’un établissement privé ne peut recevoir de fonds publics qu’après 5 ans d’existence. Grâce à ce passe-droit, le ministère de l’Education Nationale finance cinq postes d’enseignants du lycée ! Mais surtout, notre établissement s’inscrit dans la Dynamique Espoir Banlieue, portée par la Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara. Commentaire perso: Cette info étonnante est diffusée ce jour sur Bakchich et vue nulle part ailleurs. remerciement à ce support.Autant la présence de JP Huchon à l’inauguration de ce rutilant établissement ne me parait pas incongrue, autant je trouve totalement anormal que les deniers de la Région IDF conduite par une majorité de gauche servent à édifier des établissements privé à obédience Catho dans un secteur résidentiel, le tout avec la bénédiction du président de région et de Fadela Amara ( préposée au plan banlieue)
J’avais dû mal comprendre le titre de la ministre ,le plan banlieue dans mon esprit un peu étroit, m’avait paru être destiné surtout aux secteurs en difficulté dont F.Amara se faisait le chantre et non le promoteur de lycées de quartiers privilégiés. Quand au » camarade Huchon » et oui je suis de gauche – je pensais qu’il avait surtout été élu avec son équipe pour porter haut la parole de jules Ferry et de J. Jaurès. Mais suis-je bête la politique n’est pas faite pour les gens qui croient à un idéal fut-il celui de souhaiter une Ecole publique de la République comme l’avaient voulue ses fondateurs dans une période où les exclus de l’enseignement n’étaient pas ceux des banlieue mais d’une France pauvre et rurale tenue en main par une curie souvent intraitable et n’enseignant le savoir qu’à une bourgeoisie seigneuriale. mar
07
2010
Des régions pôles de résistance contre l’austéritéLe gouvernement prépare la France à une nouvelle cure antisociale : réforme des retraites, suppressions de postes dans le secteur public… La gauche peut et doit porter un autre projet dans les régions pour contrecarrer cette politique. mar
07
2010
La chanson : L’indignation ne suffit pas. La pauvreté relève de la solidarité et de la lutte politique.On connaît la chanson. Aujourd’hui, on n’a plus le droit, d’avoir faim ni d’avoir froid. C’était il y a vingt-cinq ans, déjà. Une génération. Paris, 10e arrondissement : certains jours désormais, la file d’attente devant la camionnette des Restos du cœur s’étire sur 150 mètres avec trois à quatre personnes de front. Paris, église Saint-Eustache dans le 1er arrondissement : tous les soirs des dizaines de personnes, des jeunes, des personnes âgées, attendent une soupe.
Dans l’une des plus belles villes du monde, la pauvreté s’étend, comme elle s’étend dans toutes les villes de France. Les Restos du cœur, le Secours populaire, le Secours catholique, des dizaines d’associations tentent de faire face, de plus en plus difficilement, et toutes s’alarment. Mais ces files d’attente ne sont que la part visible d’un continent. Les jeunes et les femmes seules sont le plus durement frappés, les plus fragiles, les plus précaires. Les chiffres ne disent pas tout. Combien de mères célibataires, parce qu’un aîné vient enfin de décrocher un petit boulot, se voient refuser toute allocation ? Combien de jeunes travailleurs cachent leur misère sous les apparences de l’insouciance de la jeunesse, combien dorment dans une voiture, des caves, des parkings ? Et il faudrait encore parler de ces travailleurs pauvres comme toutes celles et ceux qu’évoque Florence Aubenas dans son livre les Quais de Ouistreham. Parler, chez des millions de Français, des fins de mois qui arrivent le 15, du surendettement… C’est vrai, on en parle, parfois même dans les journaux télé. Un sujet. Un court reportage. On en parle au fond comme si la pauvreté, dans un des pays les plus riches du monde, était un peu devenue un phénomène naturel, une composante de la vie. Le risque, c’est l’accoutumance. C’est de ne plus s’indigner et de ne plus se battre. Mais plus profondément encore, le risque, c’est d’en arriver à penser que c’en est fini du progrès social, que cela ne changera plus.
« Je serai le président du pouvoir d’achat. » Le président aussi de la valeur travail. Près d’un million de chômeurs vont arriver cette année en fin de droits. Combien de nouveaux chômeurs jetés, c’est le mot, par leur entreprise ? Quelles ruses ce gouvernement des riches va-t-il inventer pour masquer cette réalité. Quelles larmes de crocodile pour nous assurer que tout sera fait, quand cette droite refuse toute taxation aussi minime soit-elle des bénéfices scandaleux des banques, quand continue comme jamais la valse cynique et obscène des bonus, des stock-options, des salaires qui se comptent en centaines de smic.
L’indignation ne suffit pas. La pauvreté relève de la solidarité et de la lutte politique. Á une semaine des élections régionales, il n’y a pas à biaiser. La droite doit être sanctionnée. Plus la sanction sera sévère et plus puissant sera le coup de frein démocratique imposé à sa politique. Mais les régions elles-mêmes ont des choix à faire. Lutter pour la pauvreté, c’est développer le logement social, les services publics. C’est mettre en place des tarifs uniques pour les transports, c’est la gratuité pour les jeunes, les chômeurs, les précaires, c’est créer des fonds régionaux pour l’emploi et la formation. C’est vouloir, contre les projets gouvernementaux, un haut niveau des politiques publiques des collectivités territoriales. Lutter contre la pauvreté, c’est être sur tous les fronts.
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