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Retraites: Thierry Lepaon appelle à la mobilisation en septembre

2013-06-17lepaonQuatre meetings et une journée de mobilisation. Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé ce lundi une rentrée choc pour sa centrale syndicale, contre une réforme des retraites dont les arguments sont de plus en plus puisés du côté du patronat.
"Nous n'accepterons pas une nouvelle diminution de la rémunération du travail et de remise en cause des droits à la retraite par une énième réforme de notre système de retraite", a affirmé Thierry Lepaon, lors d'une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé les positions de la CGT, en vue de la conférence sociale organisée à la fin de la semaine.
Régimes de retraite
Le leader de la CGT a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d'une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale. Le syndicat propose par ailleurs un retour à l'âge légal à 60 ans et la constitution d'une "maison commune de la retraite" pour créer "une coordination entre les régimes de retraites" et "un socle de droits communs valables pour tous", a précisé Eric Aubin, secrétaire confédéral chargé de ce dossier.
"Le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat", a-t-il ressenti lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin. Pour peser dans le débat, la centrale syndicale de Montreuil annonce donc la tenue de quatre meetings et d'une journée d'action dont la date sera décidée "en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites."
9 points de convergence avec les autres centrales

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Allongement de la durée de cotisation : « un appel aux vieilles lunes libérales »

affiche-pcf-retraitesAu moment même où les manifestants battaient massivement le pavé contre le projet de loi de sécurisation de l'emploi et l'accord CFDT-Medef, le gouvernement donnait le top départ d'une nouvelle réforme des retraites pour 2013.
Malheureusement, rien de positif ne semble sortir de la lettre de mission donnée par le gouvernement à la commission pour l'avenir des retraites installée le 27 février dernier.
Les « différents leviers susceptibles de consolider notre système de retraite par répartition » envisagés par le gouvernement ne changent pas la logique des réformes antérieures, celles-là même qui n'ont pas permis de résorber les fameux déficits de la branche vieillesse.
C'est aux vieilles lunes libérales que le gouvernement compte faire appel en priorité en remettant sur la table l'allongement à 62 ans de la durée de cotisation et la désindexation des pensions des retraités. Une fois de plus, ce sont les retraités qui paieront.
Nous sommes loin des besoins des retraités et loin d'une réponse adaptée aux défis du vieillissement de la population. Le déficit de la branche vieillesse ne s'explique pas par un excès de dépenses mais par un manque à gagner considérable de recettes. Pour assurer un financement pérenne et suffisant au financement des retraites, c'est d'une véritable politique de développement de l'emploi et des salaires dont le pays a besoin.

Retraites complémentaires: « ce n’est pas aux retraités de payer la crise »

afgicrLes propositions du Medef ont été rejetées par l’ensemble des syndicats de salariés ce vendredi, lors d’une nouvelle séance de négociations sur le sujet. Certains veulent un accord plus équilibré, la CGT reste opposée à toute contribution des retraités. Chaque organisation syndicale a fait ses propositions.
Pour Eric Aubin, « ce n’est pas aux retraités de payer la crise. On ne peut pas baisser le niveau des pensions sans paupériser cette catégorie de la population. Les pensions ont déjà baissé ». C’est ce qu’a déclaré le délégué CGT au sortir de la séance de négociation. La centrale syndicale suggère une augmentation des cotisations patronales de 1,65% qui permettrait « d’équilibrer les régimes d’ici 2017″. Cette hausse pourrait être « progressive » et « on peut jouer sur d’autres outils », a expliqué M. Aubin, comme un « élargissement de l’assiette de cotisation à l’épargne salariale ».
Le syndicat prend ainsi fermement position contre les propositions du Medef, discutées lors d’une première réunion fin novembre. Le syndicat des grands patrons avait proposé un gel des pensions de retraites complémentaires pendant trois ans ou leur sous-indexation sur l’inflation pendant cinq ans pour combler d’ici à 2017 le déficit qui se creuse des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés). Ce que refuse l’ensemble des syndicats de salariés, qui souhaitent au minimum un effort partagé.
« Les organisations ont fait des propositions. Nous sommes encore loin d’un accord. Nous souhaitons que les retraités les plus modestes soient épargnés, les efforts à fournir doivent être partagés », a déclaré de son côté Jean-Louis Malys pour la CFDT. Danièle Karniewicz (CFE-CGC) a plaidé pour une « logique d’équilibre des efforts entre les retraités, les actifs et les entreprises », tout en reconnaissant que « ce numéro d’équilibriste n’est pas évident ». Selon elle, la sous-indexation proposée par le Medef (revalorisation en fonction de l’inflation, moins un point) est trop importante: « cela fait partie des leviers mais il faut agir de façon très prudente », a-t-elle déclaré, souhaitant par ailleurs « une augmentation de 0,5% des cotisations à partager entre salariés et entreprises ».
En revanche, FO « n’est pas opposée au fait d’étudier une moindre revalorisation des pensions au 1er avril 2013 dès l’instant où il y a une augmentation des cotisations », a déclaré le responsable retraites du syndicat Philippe Pihet. FO plaide également pour que l’Unedic participe financièrement « à hauteur des droits » octroyés aux chômeurs: actuellement Arrco et Agirc financent 30% de ces droits, l’Unedic seulement 70%.
L’objectif de cette réunion « était d’écouter les organisations syndicales », a déclaré pour le Medef Jean-François Pilliard. Il présentera un nouveau document en discussion, « qui essaiera de faire avancer la discussion », lors de la prochaine séance, le 15 janvier.

Où est passé l’engagement du PS de rétablir la retraite à 60 ans ?

Lundi 14 décembre sur RTL, François Hollande a précisé la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre s’il était élu Président de la République.
Ceux qui ont commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" pourront partir en retraite à 60 ans. C’est un peu court.
Où est passé l'engagement du projet socialiste de rétablir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans ?
François Hollande recule aussi sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux.
Quelle audace ! Pour rassembler, pour répondre aux enjeux de la période, la gauche a besoin d'une orientation différente, en rupture avec les politiques régressives des dernières années. Il s'agit donc de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions donnant droit à des départs anticipés.
Aucun salarié ne devra toucher de retraite inférieur au Smic.
Le financement des retraites peut et doit être assuré, notamment par un cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.

Fillon / retraite à 67 ans : « nouvel acte de soumission aux spéculateurs »

Dernier acte en date de soumission de l'Exécutif au Médef et aux spéculateurs : reculer une nouvelle fois l'âge de la retraite.
Pour faire passer la pilule indigeste à l'opinion publique, le Premier ministre prend prétexte de « l'alignement sur l'Allemagne ». Mais il omet sciemment de préciser que le départ à taux plein peut se faire au bout de 35 ans de l'autre coté du Rhin, contre 41 ans et demi désormais en France. Subtile différence…
Le bras d'honneur du gouvernement aux salariés, à l'automne dernier lors du passage en force de la réforme des retraites n'a pas suffit. Monsieur Fillon cherche maintenant à imposer de fait la retraite à 67 ans en prétendant qu'elle est inévitable. Son projet d'alignement sur l'Allemagne entraînera une régression sociale et économique pour les deux pays.
Cet enfermement dogmatique qui consiste à se coucher devant les seuls intérêt du capital mène notre pays droit dans le mur. Il y a urgence à changer de logique !
Le financement de nos retraites peut être assuré dans l'immédiat en faisant cotiser les revenus financiers et spéculatifs au même niveau que les revenus du travail salariés. C'est par la reprise en main de l'économie par les citoyens et les salariés, pour qu'elle réponde aux besoins sociaux, au pouvoir d'achat, à la création d'emploi… que nous sortirons de la crise.
L'humain d'abord, pas les marchés financiers !

Dénoncer les mensonges du pouvoir et du MEDEF : une tribune libre de Guy Poussy

DENONCER LES MENSONGES DU POUVOIR ET DU MEDEF
CONTRECARRER LE DEFAITISME
UNE NECESSITE POUR ASSURER LE SUCCES DE LA JOURNEE D’ACTION DU 11 OCTOBRE
Par Guy POUSSY Syndiqué
CGT

Cinq syndicats (*) ont décidé d’une journée nationale d’action contre l’austérité le 11 octobre. La décision arrive à point puisque le pouvoir entend faire rembourser la dette par le peuple. Les formes et les modalités de l’action –manifestations, arrêts de travail- doivent être débattues avec les salariés dans les entreprises. Cette décision va permettre aux travailleurs de notre pays de rejoindre les luttes de grande ampleur qui se déroulent en Italie, Espagne, Grèce, Portugal, Belgique, Grande Bretagne. C’est une réponse concrète aux campagnes médiatiques qui consistent à accréditer l’idée selon laquelle en France » Les gens acceptent la situation actuelle, les luttes ne servent à rien »
Les responsabilités de la crise d’aujourd’hui doivent être clairement établies. Les responsables de la dette publique sont connus. Depuis des décennies, les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédés ont pris le parti de la finance, des spéculateurs, des actionnaires, au détriment de l’industrie, de l’économie réelle ,de l’emploi, de la rémunération du travail, et des services publics. En baissant la garde devant les marchés financiers, ils ont endetté le pays. Ils ont accepté la loi du marché libre et sans concurrence, la loi des agences de notation. Aujourd’hui avec la « règle d’or » le pouvoir et le MEDEF entendent passer une camisole de force sur le dos du pays. Ils veulent faire taire le peuple afin d’accélérer leur agenda politique. Il consiste à démanteler, et ensuite balayer tous les acquis sociaux, ceux datant du programme du CNR, tel la sécurité sociale, ceux conquis par les luttes, en particulier après 1968.
Cette offensive se manifeste déjà avec les atteintes aux libertés syndicales qui se multiplient. Le pouvoir présidentiel devient de plus en plus autoritaire, et monarchique soignant ses courtisans, alors que le peuple plonge dans la misère. La situation économique et sociale, les guerres dans lesquelles la France est engagée illustrent comme jamais l’échec criant de la politique Sarkozyste, ainsi que le fort discrédit du système capitaliste. Il reste bien intrinsèquement pervers .Les grandes inégalités qu’il génère entre les salaires de misère et les rémunérations pharaoniques des grands patrons et des actionnaires des grandes entreprises nourrissent une colère sourde parmi le monde du travail et de la création, ainsi que dans la jeunesse. L’histoire de notre pays nous enseigne qu’un basculement de la société est rendu possible lorsque les injustices, les inégalités de classe, l’arrogance et la jouissance de la caste des nantis sont devenues trop voyantes, et trop fortes. En cette rentrée 2011 l’heure n’est donc pas à prêcher le défaitisme. C’est pourtant ce discours que les dirigeants de la CFDT ont choisi de tenir. F. CHEREQUE déclarant le 31 août »Je ne suis pas sûr.que l’organisation d’une journée de grève soit la bonne réponse pour les salariés » Son adjoint M. GRIGNARD a surenchéri parlant d’une « Situation très difficile pour le pouvoir d’achat et l’inquiétude des salariés pour leur emploi » Selon eux l’élection présidentielle de 2012 peut tout changer.
Aujourd’hui les confédérations syndicales, et leurs dirigeants, sont placés devant leurs responsabilités : jouer le rôle de syndicats d’accompagnement, canalisant les mécontentements, ou de syndicats de lutte de classe, tel est le dilemme. Craindre les surenchères, les débordements lors de grèves dans les entreprises (ce fut le cas lors du mouvement contre la réforme des retraites), ne pas « Importer » l’expérience venant d’autres pays n’est pas une attitude de circonstance Tout ne saurait s’analyser, et se décider d’en haut. Pour préparer le 11 octobre puisqu’il convient de discuter des formes et des modalités d’action il est donc possible de mettre en débat parmi le monde du travail et de la création la préparation d’une grève nationale interprofessionnelle. L’imagination doit prendre le pouvoir afin de décider, en bas, des revendications, des formes d’action qui renouent avec la notion de luttes collectives, qui lèvent les clivages entre fonctionnaires et travailleurs du privé, entre les générations. L’alternance politique ne saurait avoir d’effet magique. Le peuple doit redécouvrir une réalité. Quelque que soit le président de la République il devra lutter. Il est assez fort pour vaincre, faire prévaloir ses droits, hors et dans l’entreprise pour décider de son avenir, construire une société nouvelle. L’espoir est de ce coté.

Départ à la retraite. Le PS ne reviendra pas sur les 60 ans

Le député strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen a déclaré que le PS ne reviendrait "pas sur les 60 ans" pour l'âge de départ à la retraite, affirmant qu'"aujourd'hui, la gauche, ce sera l'effort juste".
"Évidemment, nous ne reviendrons pas sur les 60 ans, nous aménagerons un certain nombre de carrières longues", a dit sur LCI l'élu parisien, jugeant que "Manuel Valls dit des choses fortes sur le sujet". Le député de l'Essonne, candidat à la primaire PS, s'était démarqué hier du projet socialiste pour 2012 en affirmant notamment ne pas croire au retour à la retraite à 60 ans promis par le texte.
M. Le Guen a toutefois critiqué la réforme annoncée par le gouvernement, estimant qu'elle a été rendue publique "de façon brutale et cachée quelque part par rapport à la réforme annoncée par M. Sarkozy", ce qui fait que les Français ont "le sentiment d'avoir été trompés au moment de la réforme Sarkozy". "Aujourd'hui, la gauche, ce sera l'effort juste mais l'effort. La justice, le progrès, l'effort, pas la redistribution", a lancé M. Le Guen.

Retraite : le COR réduit à jouer les « passe-plats » pour le gouvernement

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) doit rendre un "avis technique" ce mercredi sur la durée de la cotisation des retraites requise pour liquider une pension à taux plein. Il s'agit pour le gouvernement de poser les premiers jalons d'un nouvel allongement de la durée de cotisation après avoir supprimé le droit pour les salariés de partir en retraite à 60 ans.
Après avoir affolé tout le monde avec des prédictions plus que discutables pour faire passer dans l'opinion publique la fin de la retraite à 60 ans, le COR est désormais réduit à jouer les « passe-plats » pour le gouvernement dans son entreprise de mis-à-sac de nos retraites. Le conseil d'orientation des retraites en se retranchant derrière l'application stricte du mécanisme prévu par la loi de 2003, valide ainsi l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans et demi. Cette mesure est d'autant plus injuste que la France en cumulant, recul de l'age légal et augmentation de la durée de cotisation, devient un des pays les plus régressifs en matiere de retraites dans l'Union européenne.
Cette stricte application de la réforme Fillon n'a qu'un but : réduire le montants des retraites. C'est suicidaire. Le système de retraite par répartition ne peut être sauvé qu'à la condition de faire entrer d'autres ressources financières, en taxant les profits et la spéculation financières. Et cela, le COR le sait pertinemment.

Retraites : vers un nouveau durcissement des règles

INFO LE FIGARO – Les générations nées à partir de 1955 devront cotiser un trimestre de plus, selon un avis du Conseil d'orientation des retraites rendu mercredi.
Cinq jours à peine après la fin de la retraite à 60 ans
, et le début de la transition vers un âge légal à 62 ans, cette nouvelle pilule risque d'être difficile à faire avaler. De sources concordantes, le Conseil d'orientation des retraites (COR) rendra mercredi un avis préconisant un allongement supplémentaire de la durée de cotisation pour obtenir une pension à taux plein. Pour les générations nées à partir de 1955, cette durée passerait à 166 trimestres soit 41,5 années.
Jusqu'ici, la barre est fixée à 163 trimestres (génération 1951), 164 (génération 1952) ou 165 (générations 1953 et suivantes). Cette nouvelle augmentation ne serait en fait que l'application «mathématique» d'une disposition de la loi Fillon de 2003 : la durée de cotisation évolue proportionnellement à l'espérance de vie à partir de 60 ans. Celle-ci, selon les dernières estimations de l'Insee, atteint actuellement 24,42 ans, soit près d'une année gagnée en quatre ans. La réforme des retraites votée à l'automne dernier n'a pas modifié cette règle dans son principe, mais elle y a ajouté deux modalités. D'abord, tout allongement de la durée de cotisation doit être annoncé à l'avance pour laisser les futurs retraités s'organiser. Ainsi, un changement pour la génération 1955 doit être acté avant fin 2011. Ensuite, la décision est prise par décret, «après avis technique du Conseil d'orientation des retraites». Si la loi est respectée au pied de la lettre, le COR et le gouvernement n'ont guère de latitude.
«Double peine»
La difficulté, pour le président du Conseil d'orientation, Raphaël Hadas-Lebel, sera de rédiger un avis qui, à la fois, constate cet état de fait et dissocie les syndicats membres de l'instance de la recommandation d'allongement de la durée de cotisation. En effet, le COR, qui regroupe partenaires sociaux, politiques, hauts fonctionnaires et experts, fonctionne par consensus. Aucun de ses membres n'a, par exemple, contesté ses projections de l'an dernier (autour de 100 milliards d'euros de besoin de financement par an vers 2050), sur lesquelles la réforme Sarkozy-Woerth a ensuite été construite. Ce qui n'a pas empêché les syndicats de s'opposer aux solutions retenues par le gouvernement.
Mais ce consensus n'était possible que parce le COR ne validait jamais explicitement telle ou telle mesure. Pour la première fois, il est appelé à se prononcer noir sur blanc sur la durée de cotisation. Même si son avis n'est que technique, les syndicats ne veulent pas donner l'impression qu'ils cautionnent un durcissement. Ils dénonceront une «double peine», juste après le recul de l'âge légal entré en vigueur vendredi dernier. D'autant qu'ils contestent le mode de calcul : l'espérance de vie à 60 ans est censée mesurer le temps moyen dont les anciens salariés profitent de leur retraite… sauf qu'ils ne pourront bientôt plus partir avant 62 ans !