Sujets évoqués : Tout est-il devenu jetable ?
Les objets de consommation, les travailleurs, l’amour, le conjoint, la famille et même son propre corps ?
Une émission consacrée à l’« obsolescence programmée ».
Sujets évoqués : Tout est-il devenu jetable ?
Les objets de consommation, les travailleurs, l’amour, le conjoint, la famille et même son propre corps ?
Une émission consacrée à l’« obsolescence programmée ».
À Avignon, un salarié de Veolia subit une procédure de licenciement. Motif ? Il refuse de couper l’eau aux ménages en situation d’impayés. Une pétition va être lancée par l’UL CGT.
Un licenciement pour «refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite aux non-paiements des factures» ? C’est possible et ça se passe chez Veolia Eau. Précisément au sein de l’agence locale d’Avignon (Vaucluse). « J’étais technicien au service clientèle depuis vingt ans », explique Marc, quarante-huit ans, qui se retrouve, depuis le 6 avril dernier, en préavis de licenciement. « Au début, j’effectuais normalement mes coupures, mais en essayant constamment de faire entrer l’argent lié aux impayés. Puis, il y a environ sept ans, j’ai refusé de procéder à ces coupures nettes pour favoriser le dialogue avec les clients. »
Le salarié, militant CGT et ancien représentant du personnel, a ainsi contrarié la coupure de près d’un millier de branchements d’arrivée d’eau en l’espace de quelques années. Loin d’en tirer une gloire particulière, il explique son action par un problème de conscience : « Les coupures, ce n’est pas mon job à la base. Pour moi, c’était devenu un vrai problème moral vis-à-vis de ces personnes en situation défavorable. Alors, on a essayé de trouver un accord avec la direction, un terrain d’entente qui a fini par se concrétiser. » En d’autres termes, celle-ci l’a laissé faire. Puis, à partir de 2010, les courriers recommandés se sont accumulés.
« J’étais régulièrement convoqué à des entretiens », précise-t-il. « Le but de la direction était clairement affiché : que je coupe franchement, sans chercher d’alternatives. » Sur ce soudain revirement, Marc a une explication : « Dans la région, Veolia perd des parts de marché. Ils sont en période de renégociation active avec plusieurs collectivités, dont la ville d’Avignon. Et lorsque l’on sait qu’une coupure, puis une réouverture sont chacune facturée 40 euros, on comprend qu’il y a là de l’argent qui peut rentrer facilement dans les caisses. Au détriment du dialogue et de la prise en compte des situations des familles. »
Pour Bruno Chaloin, le directeur du centre d’Avignon, les raisons du licenciement sont beaucoup plus pragmatiques : « Ce salarié fait partie d’une équipe chargée de diverses tâches. Dans cette équipe, chacun effectue l’ensemble des missions, y compris en direction de ces foyers qui, malgré les nombreux rappels, refusent de payer. » L’union locale CGT d’Avignon indique qu’une procédure prud’homale « pour exiger la réintégration de Marc » a été entamée. « Nous sommes en contact avec les amicales de locataires et les comités de défense des salariés, rapporte Thierry Lapoirie, secrétaire de l’union locale. Et une pétition va être lancée. »
Chaque année, la LDH édite l'état des droits de l’homme en France. L’an dernier, sa publication s’intitulait « Un autre avenir ? ». Publiée en pleine campagne présidentielle, elle se voulait porteuse d’une espérance de changement, d’un nouveau contrat social garantissant des droits et tournant le dos aux logiques de discrimination, de racisme et de xénophobie qui avaient marqué le quinquennat de Nicolas Sarkozy. La LDH n’avait certainement pas envisagé qu’elle titrerait son édition 2013, rendue publique ce 18 avril, « La République en souffrance ».
Si les renoncements économiques et sociaux du Président Hollande sont la marque d’une divergence avec le PCF et ses partenaires du Front de gauche, les questions sociétales et les droits de l’homme auraient dû rassembler toute la gauche comme cela vient d’être la cas pour le mariage pour tous. Les annonces contre le tout carcéral, contre le démantèlement des camps de Roms sans relogement, ou contre les familles dans les camps de rétention sont pourtant restées au stade des effets d’annonces.
Le gouvernement manque décidément de courage politique puisqu’il renonce aussi à mettre en œuvre les mesures qui ne coûtent pas financièrement comme le droit de vote des résidents étrangers ou la lutte contre le contrôle au faciès. La recherche d’un consensus avec la droite ne conduit qu’à mettre en œuvre des politiques droitières. La seule façon de réconcilier le peuple de gauche c’est de mettre en œuvre une politique du bien vivre ensemble, solidaire, laïque, fondée sur l’égalité des droits pour tous, le refus des discriminations, la citoyenneté de résidence.
Ah elle est belle la représentante des catholiques, celle qui joue les vierges effarouchées, celle qui parle d’un père et d’une mère, celle qui pousse à la violence et à l’homophobie, celle qui ne cesse de dire que c’est contre nature ! Bel exemple pour notre jeunesse, elle, elle a choisi les doigts et deux pas trois, comme dirait l’autre, un ça va, deux ça peut aller mais trois ça commence à faire beaucoup.
Enfin il y a celle qui s’est marié non pas avec son copain mais avec son cousin et il y a celle qui s’est marié avec ses doigts.
Bonjour les antis mariage pour tous !
En mars 2012, le candidat François Hollande dénonçait les stigmatisations contre les Roms (expulsions brutales à répétition, interdiction de travailler et de se former, reconduites aux frontières sans résultat…).
Un an plus tard, alors que la politique du chiffre et du bouc émissaire est « officiellement abandonnée », « les autorités françaises continuent à pratiquer une politique de rejet et à violer les droits fondamentaux de ces personnes ». C’est la conclusion du rapport rendu public ce 9 avril 2013 par l’Association Européenne pour la Défense des Droits de l’Homme (AEDH) et la LDH.
La réalité contraste avec les promesses. Les paroles électorales sont bien différentes des « propos sarkoziens » de Manuel Valls et avec une réalité pour le moins alarmante. Durant le 1er trimestre 2013, plus de 4 000 personnes ont ainsi été expulsées de leurs lieux de vie sans solution de relogement contrairement aux directives de la circulaire interministérielle du 26 août 2012.
Alors que le jugement du Tribunal Administratif de Lyon en faveur des Roms a récemment mis en accusation l’Etat qui manque à ses obligations, il y urgence. Urgence que le Gouvernement s’engage dans la lutte contre les discriminations subies par les Roms, urgence qu’il s’engage dans le respect des droits humains fondamentaux, des droits inaliénables.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche continueront à lutter contre ces discriminations et leur banalisation.
Combien faudra-t-il de personnes qui s’immolent pour que nos gouvernants comprennent que la situation qui a été créée et que l’on doit aujourd’hui supporter devient insupportable pour beaucoup.
« Drame humain » que dit Jean-Marc Ayrault premier ministre, non monsieur Ayrault, ce n’est pas un drame humain, mais un drame de la société que vous adulez, que vous, et vos compères mettez en place. Avec vos amis du MEDEF tout est fait pour augmenter la misère, la précarité.
Une question reste tout de même à poser : ce chômeur de 43 ans, s’est immolé avec le feu, un acte de désespoir mais aussi spectaculaire qui ne reste pas anonyme, mais combien se sont depuis suicidés sans que pour cela les médias en parlent ? Combien ?
Il y a deux ans, un jeune Tunisien a fait la même chose. Cela a donné le départ d’une révolution, il n’est pas mort pour rien. Chez nous on parle de drame humain, dû à la situation du chômage, de la pauvreté, et celles et ceux qui nous dirigent, disent le regretter, (en plus ils se foutent singulièrement de nous), disent ouvertement qu’ils craignent une recrudescence de la violence parmi celles et ceux qui défendent leur emploi, pourquoi ? N’aurions-nous pas le droit de répondre à la violence par la violence ?
Réduire les peuples, le peuple de France à l’époque de Germinal n’est pas violent ?
Ce n’est pas toujours les fusils qui sont synonymes de violences, parfois les mesures politiques misent en place le sont encore bien plus. On en voit aujourd’hui un commencement de résultat.
Il y a deux ans, un jeune Tunisien a fait la même chose. Cela a donné le départ d’une révolution, il n’est pas mort pour rien. Chez nous ce geste restera-t-il qu’un drame humain ?
Il est grand temps de réagir et d’agir, ne serions-nous pas capable, nous aussi de tout faire pour que nos concitoyens vivent normalement au lieu de survivre ?
Nous sommes la majorité, la majorité du peuple de France qui a exigé en mettant à la porte la droite, une autre politique, une politique non pas basée sur l’argent, mais sur l’humain. Alors exigeons avec force que cette politique de la place au peuple, de l’humain d’abord, devienne une réalité !
Nous n’avons pas le droit de laisser faire, nous n’avons pas le droit de ne pas prendre à notre compte le sacrifice de ce chômeur, car s’immoler par le feu, demande un grand courage et est dû à une grande colère. Recevons ce sacrifice comme un signal, le signal de la révolte.
Ensemble nous pouvons ! Alors faisons-le !
Il y a deux ans, un jeune Tunisien a fait la même chose. Cela a donné le départ d’une révolution, il n’est pas mort pour rien.
Faisons que ce chômeur qui s’est immolé par le feu ne soit pas mort pour rien !
Il faut saluer et féliciter la ministre de la Justice pour sa présentation du projet de loi instituant un mariage pour tous. Christiane Taubira a raison de placer cette réforme du mariage dans le cadre de la longue bataille pour l'égalité des droits : « un acte d’égalité » qui va «parachever l’évolution vers l’égalité de cette institution » Un acte qui est aussi « une démarche de fraternité, parce qu’aucune différence ne peut servir de prétexte à des discriminations d’État ».
Lors de cette séance mémorable à plus d'un titre, l'opposition – qui n'a jamais aussi bien mérité le qualificatif de réactionnaire – s'est fait envoyer calmement mais fermement dans ses cordes par la Garde des sceaux : « Nous posons les mots et nous parlons d’égoïsme pour ceux qui s’imaginent qu’une institution de la République pourrait être réservée à une catégorie de citoyens ». Ajoutant même : « Au nom d’un prétendu droit à l’enfant, vous refusez des droits à des enfants que vous choisissez de ne pas voir ».
Ce débat démontre à quel point, et avec quelle force, la gauche sait et peut se rassembler dès lors qu'elle prend pour boussole l'égalité des droits et la fraternité. Ce n'est pas le moindre de ses qualités. Grâce à la mobilisation citoyenne « le mariage pour tous » peut être la première grande avancée. Avec l'intervention de Christine Taubira, voilà un discours porté par une voix forte pour la gauche et la société toute entière qui marquera les mémoires. « Le changement, c'est maintenant »; c'est donc possible….
L’assemblée nationale a adopté samedi par 249 voix contre 97 le premier article du projet de loi sur le mariage pour tous. Ce premier texte est aussi le plus important, celui qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe. Dans le même temps, quelques "anti" manifestaient aux abords de l'Assemblée.
"Nous sommes heureux et fiers d'arriver à cette première étape", a salué la garde des Sceaux, Christiane Taubira. "Nous allons établir la liberté pour chacune et chacun de choisir sa ou son partenaire pour construire un avenir commun (…). Il n'y avait aucune raison que l'Etat n'assure pas aussi la protection du mariage" aux couples homosexuels, a-t-elle dit.
Marie-George Buffet a salué "un grand moment"avant de lancer à l’opposition : "Vous nous parlez de tourisme nuptial après avoir été obsédés pendant 5 ans par les mariages blancs, les mariages gris… Vous ne pouvez pas simplement voir que c'est formidable que la France donne à montrer au monde entier que l'on peut vivre autrement, sans réprimer l'homosexualité?". Elle fait là référence au texte qui stipule que deux ressortissants étrangers auront la possibilité de se marier en France même dans le cas où la loi du pays d'origine du ou des futurs époux – appelée "droit personnel" – ne reconnaîtrait pas la validité du mariage homosexuel. La droite a alors dénoncé un futur « tourisme nuptial ».
En toute logique, les députés socialistes, écologistes, radicaux de gauche et Front de gauche ont voté pour. Les députés UMP ont voté contre à l'exception de Franck Riester qui avait déjà annoncé son vote positif. Deux UMP se sont abstenus: Claudine Schmid (Français de l'Etranger) et Michel Sordi (Haut-Rhin). Les députés centristes UDI présents ont voté contre.
Pendant le vote, quelques centaines d'opposants au mariage homosexuel manifestaient aux abords de l'Assemblée nationale. Les manifestants ont reçu le soutien de plusieurs députés UMP, dont le président du groupe Christian Jacob et Hervé Mariton. D'autres rassemblements étaient prévus dans toute la France par le collectif "La Manif pour tous", dont la figure de proue Frigide Barjot a déclaré aux manifestants sur l'esplanade des Invalides, à quelques dizaines de mètres de l'Assemblée: "Nous sommes là pour libérer nos députés".
François Hollande a annoncé hier devant les Maires de France son intention d'introduire une clause de conscience pour les Maires qui refuseraient de célébrer des mariages de couples de même sexe. Cette proposition est scandaleuse. Elle est humiliante pour les couples de même sexe qui aspirent à l'égalité. Surtout, elle constitue un recul terrible du Président de la République sous la pression des lobbies réactionnaires qui se sont exprimés ce week-end, souvent de manière violente.
Le PCF n'admet pas que la loi sur le mariage pour tous puisse souffrir d'exception. Aucune clause de conscience ne saurait valoir dans ce domaine. Accorder la liberté de conscience aux Maires qui refusent le mariage pour tous, c'est donner bonne conscience aux homophobes.
Le PCF mènera le combat pour que le projet de loi, trop timide, sur le mariage pour tous puisse bénéficier de réelles avancées. C'est le sens des propositions de loi déposées dès cet été par Marie-George Buffet et André Chassaigne. C'est d'égalité des droits et d'émancipation humaine dont il s'agit.
« Un revenu, c'est comme l'air sous les ailes de l'oiseau ! ». C'est ainsi que commence le film. Est-ce que ce revenu devrait être inconditionnel pour chacun ? Est-ce possible, un droit civique économique ?
Le film est captivant, il fait réfléchir, il touche et met le doigt sur ce qui est raisonnable. Il permet de voir la situation de la société et le devoir de l’argent sous un jour nouveau. Un thème d’une actualité brûlante.
EST-CE POSSIBLE ?